La route atlantique « ne peut être comprise ni gérée comme un phénomène strictement maritime, ni comme une crise exclusivement canarienne, espagnole ou européenne ». C’est le constat de l'Institut espagnol d'analyse migratoire (IEAM), publié en partenariat avec le Gouvernement des îles Canaries.
Ce rapport souligne qu’elle constitue « l'expression visible d'un système régional bien plus vaste, structuré par les conflits, l'insécurité, les transformations socio-économiques, les aspirations de la jeunesse et les réseaux de diaspora ».
L'étude met en garde contre une illusion statistique : la diminution récente des arrivées visibles sur l'archipel « ne signifie pas nécessairement une réduction de la pression migratoire ». D'après les experts, la situation relève davantage d'« un endiguement, d'une suspension et d'un déplacement partiel plutôt qu'une transformation structurelle ».
Face au renforcement des contrôles en Mauritanie et au Sénégal, « les routes se déplacent vers des zones plus méridionales, en particulier la Gambie, la Guinée ou la Guinée-Bissau ».
Le rapport braque également les projecteurs sur l'adaptation des réseaux criminels, caractérisée par « une professionnalisation progressive de certains segments du système ». Les auteurs observent notamment un « recours à des groupes WhatsApp fermés, des paiements par étapes, un usage croissant du mobile money » ainsi qu'une « fragmentation des achats de carburant ».
Les dynamiques maliennes illustrent particulièrement cette détresse, où « le choix ne se pose plus entre sécurité et risque, mais entre deux incertitudes : rester sans perspectives ou partir malgré le danger ».
Face à ces défis, l'IEAM plaide pour un changement de paradigme consistant à « passer de la réduction des flux visibles à la réduction des dangers pour les personnes en mouvement ».
Il recommande de « s'attaquer à la rentabilité des économies criminelles plutôt qu'aux personnes migrantes » et exhorte à « rendre la mobilité régulière crédible, accessible et réciproque », tout en intégrant pleinement les îles Canaries comme « plateforme de dialogue, d'anticipation, de coopération décentralisée et de production de connaissance ».
Ce rapport souligne qu’elle constitue « l'expression visible d'un système régional bien plus vaste, structuré par les conflits, l'insécurité, les transformations socio-économiques, les aspirations de la jeunesse et les réseaux de diaspora ».
L'étude met en garde contre une illusion statistique : la diminution récente des arrivées visibles sur l'archipel « ne signifie pas nécessairement une réduction de la pression migratoire ». D'après les experts, la situation relève davantage d'« un endiguement, d'une suspension et d'un déplacement partiel plutôt qu'une transformation structurelle ».
Face au renforcement des contrôles en Mauritanie et au Sénégal, « les routes se déplacent vers des zones plus méridionales, en particulier la Gambie, la Guinée ou la Guinée-Bissau ».
Le rapport braque également les projecteurs sur l'adaptation des réseaux criminels, caractérisée par « une professionnalisation progressive de certains segments du système ». Les auteurs observent notamment un « recours à des groupes WhatsApp fermés, des paiements par étapes, un usage croissant du mobile money » ainsi qu'une « fragmentation des achats de carburant ».
Les dynamiques maliennes illustrent particulièrement cette détresse, où « le choix ne se pose plus entre sécurité et risque, mais entre deux incertitudes : rester sans perspectives ou partir malgré le danger ».
Face à ces défis, l'IEAM plaide pour un changement de paradigme consistant à « passer de la réduction des flux visibles à la réduction des dangers pour les personnes en mouvement ».
Il recommande de « s'attaquer à la rentabilité des économies criminelles plutôt qu'aux personnes migrantes » et exhorte à « rendre la mobilité régulière crédible, accessible et réciproque », tout en intégrant pleinement les îles Canaries comme « plateforme de dialogue, d'anticipation, de coopération décentralisée et de production de connaissance ».