​Yeumbeul : un réseau présumé d’« actes contre nature » démantelé, trois suspects testés positifs au VIH



Le commissariat de Yeumbeul (banlieue dakaroise) a mis au jour un réseau présumé d'« actes contre nature » à la suite de la plainte du nommé H. Sarr, qui affirme avoir reçu des messages à caractère sexuel via WhatsApp de la part d'une connaissance, S. E.H.T.Y.Lèye. Cinq personnes ont été interpellées puis déférées au parquet de Pikine-Guédiawaye pour « association de malfaiteurs, acte contre nature, transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d'autrui ». Trois d’entre eux sont  déclarés séropositifs après des tests de dépistages du VIH faits au district sanitaire de Yeumbeul suite à une réquisition du commissariat.

A l’origine des faits, dans la nuit du 8 au 9 juillet 2026, vers 00 heures, selon la victime, S. E.H.T.Y.Lèye lui aurait envoyé des messages pour l'inviter à lui rendre visite avant de lui faire savoir que sa femme est absente des lieux. Le mis en cause aurait aussi envoyé à H.Sarr des messages compromettants à caractère sexuel. A cela s'ajoutent des vidéos et messages audios envoyés pour l'inciter à le rejoindre dans son domicile situé à Yeumbeul Thierno Ndiaye. Stupéfait, il en aurait parlé à son père qui a demandé à son frère A. Sarr de l'accompagner à la police pour faire une déposition. 

Avec l'accord du plaignant, les policiers ont tendu un piège au principal suspect, qui a été arrêté à son domicile alors qu'il venait à sa rencontre. L'exploitation de son téléphone portable aurait permis aux enquêteurs de découvrir de nombreuses conversations à caractère sexuel, qui ont permis d'identifier plusieurs personnes présentées comme ses partenaires présumés.

Les investigations se sont alors étendues à d'autres individus, arrêtés à Dakar et dans sa banlieue. Au cours des auditions, le principal mis en cause aurait reconnu une partie des faits qui lui sont reprochés et aurait indiqué fréquenter ce milieu depuis 2021. Il aurait également affirmé entretenir des relations avec plusieurs partenaires, dont certains ont été identifiés grâce aux données extraites de son téléphone.

En revanche, d'autres suspects auraient nié les accusations malgré les éléments recueillis par les enquêteurs, tandis que certains auraient admis avoir eu des relations avec d'autres personnes mises en cause.

L'exploitation des téléphones saisis auraient également permis aux policiers de retracer les échanges entre les suspects sur des plateformes telles que WhatsApp, TikTok et Facebook, où ils auraient pris contact avant de fixer des rendez-vous.

L'enquête se poursuit afin d'identifier d'éventuels autres membres du réseau.

Fatime Gueye

Jeudi 16 Juillet 2026 10:38


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