-1,3% en 2009, le taux de croissance en chute libre au Sénégal

Au Sénégal «la machine économique a du mal à redémarrer». Selon le directeur de la Direction de la Prévision et des Etudes Economiques (DPEE), Sogué Diarisso, qui l’affirme, cette situation est causée par les arriérés de paiement des dettes dues aux entreprises par l’Etat, les subventions massives sur les produits énergétiques, alimentaires et les importantes avances de trésorerie sans couverture budgétaire. Il l’a dit au cours d’un point presse sur «la conjoncture économique au mois d’avril 2009» tenu ce jeudi 4 avril à la DPEE.



Le président Abdoulaye Wade doit se faire du souci avec le taux de croissance du Sénégal qui ne cesse de chuter
Le président Abdoulaye Wade doit se faire du souci avec le taux de croissance du Sénégal qui ne cesse de chuter
Faisant la situation, Sogué Diarisso a soutenu que l’environnement international est marqué durant le mois d’avril 2009 par la persistance de la crise économique. Le taux de croissance mondial est ainsi prévu à -1,3% en 2009 du fait de la grave récession dans laquelle est plongée l’économie mondiale.

Selon la DPEE, les enquêtes d’opinions auprès des chefs d’entreprises ont montré que les principales contraintes sont d’ordre divers. Dans l’industrie les chefs d’entreprises sont essentiellement confrontés aux difficultés d’accès aux matières premières, à la concurrence des importations, à la contrefaçon dans le sous-secteur alimentaire et au marché parallèle et illicite des médicaments.

Pour le secteur des bâtiments et des travaux publics l’accès au financement constitue la principale contrainte pour la moitié des répondants. Les taux d’intérêts sont élevés et les conditions de crédits intenables selon les chefs d’entreprises interrogés par la DPEE.

Pour les services, 44,4% ont estimé que l’environnement des affaires est la principale contrainte alors que le tiers considère l’accès au financement comme le principal frein majeur à leur activité. Tandis que pour le commerce les chefs d’entreprises ont surtout évoqué la faiblesse de la demande. Ce qui serait lié à la baisse du pouvoir d’achat des ménages.

Par ailleurs, le directeur de la DPEE a souligné que les télécommunications se portent bien. Concernant les transports, l’hôtellerie, la restauration et le commerce il a indiqué qu’il y a des reculs.

Awa Diédhiou

Vendredi 5 Juin 2009 - 12:59



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