AIBD - Aéroport Blaise Diagne de Diass : Comment les 3000 personnes impactées sont traitées

L’Aéroport International Blaise Diagne(AIBD) de Diass est construit sur une superficie de 42000m2. Il est composé d’infrastructures aéroportuaires de nouvelles générations qualifiées de «niveau IATA B» et une grande réserve foncière pour les extensions futures. Ce projet lancé officiellement le 4 avril 2007 impacte 2500 à 3000 personnes. Trois villages de la communauté rurale de Diass sont principalement affectés. Il s’agit de Kessoukhate, Katialite et Mbadate. Les habitants de ces bourgades ont été relogés dans des maisons en dur avec une compensation financière pour les pertes identifiées. Parmi ces villageois, il y en a qui ont accepté de se déplacer et d’aller prendre leur argent comme d’autres ont refusé et ne transigent même pas pour le déplacement.



Des villas de recasement du village de Badiate
Des villas de recasement du village de Badiate
La construction de l’Aéroport International Blaise Diagne (AIBD) de Diass affecte près de 3000 personnes. Des mesures sont prises pour le recasement et le dédommagement des habitants des villages impactés. En effet, l’Agence chargée de la construction de cet nouvel aéroport du Sénégal a proposé une visite des chantiers de l’aéroport et des sites de recasement. Un  déplacement qui a permis de comprendre que 2500 à 3000 personnes réparties dans trois villages ont été affectées par le projet. Parmi ces habitants, on dénombre 342 propriétaires, 87 personnes dites vulnérables (composées de veuves et autres), 220 propriétaires de champs identifiés, 191 sur le site de l’aéroport et 29 sur le site de recasement.

Aperçu d'une villa de racasement
Aperçu d'une villa de racasement
L’Agence AIBD a mis en place toute une stratégie pour parvenir au déplacement et recasement de ces habitants de l’emprise de l’aéroport sans grande difficultés malgré les considérations traditionnelles et coutumières très encrées dans les zones rurales. C’est ainsi qu’à la suite de concertations dans lesquelles des autorités religieuses, coutumières, leaders d’opinion et chefs de quartiers, des habitations en dur avec tous les équipements sociaux de base ont été construits à 4km de l’aéroport sur une superficie totale de 150ha dont les 75ha ont été entièrement aménagés afin d’accueillir les villages à déplacer.  A la place des cases, des hameaux, puits et autres, des logements comprenant trois chambres, un salon, une cuisine et des toilettes avec accès à l’eau potable, à l’électricité ont été érigés.

vue de loin d'un village de relogement
vue de loin d'un village de relogement
En plus de ces maisons, ces habitants qui étaient sur l’emprise de l’aéroport ont bénéficié d’une compensation financière qui était effectuée sur un barème national mais qui finalement sur intervention des partenaires a été presque doublé. Les compensations ont concerné les pertes de terre et de toute autres idenfiées comme les activités agricoles et ressources naturelles. A ce titre, la Commission départementale de recensement et d’Evaluation des Impenses (CDREI) se chiffrent à  191 le nombre de personnes éligibles sur le site de l’aéroport, pour un montant global de 425.904.200 à 191 et 29 personnes sur le site de recasement pour le montant global de 38.792.000 francs CFA.

A ce jour, il n’y a que les habitants du village de Mbadate qui sont entièrement recasés. Pour les autres, c’est à des fortunes diverses. Kessoukhate, la plus grande bourgade est à 51% tandis que Kathialite à seulement 30%. La réinstallation est à un niveau de 55% de manière générale. Même cas de figure pour les impenses, certains n’ont pas voulu aller recupérer leur argent même si les autorités de l’AIDB affirment que la totalité de la somme prévue pour les compensations financières est disponible auprès du payeur de Thiès. Le tableau ci-dessous donne une idée du nombre de familles et celles qui ont été relogées.

Le directeur général de l’AIDB, Abdoulaye Mbodj ainsi que les autorités administratives ont souligné pour les cas des habitants qui ne souhaitent pas se déplacer, un comité local de conciliation cherche à régler les litige à l’amiable. Si ce n’est pas possible, ces personnes sont libres d’aller se plaindre auprès des tribunaux. Par ailleurs, Abdoulaye Mbodj a expliqué que contact a été pris avec l'Agence nationale d'insertion et de développement agricole (ANIDA) pour la mise en place de fermes agricoles pouvant aider les femmes et les jeunes à avoir des revenus.

Jean Louis DJIBA

Dimanche 14 Septembre 2014 - 13:50



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter