Accusations du SAES/UCAD: Ibrahima Thioub n'exclut pas de porter plainte

Le Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), a fait face à la presse ce matin, pour répondre aux accusations du SAES (Syndicat Autonome des Enseignants du Supérieur) sur sa gestion de l'Université. Ibrahima Thioub campe sa déclaration sur quatre (4) points notamment la rétention des salaires des professeurs Amsatou Sow Sidibé (FSJP) et Malick Ndiaye (FLSH), le détournement de deniers publics à l’occasion du déménagement de l’office du baccalauréat et du rectorat, faire planer une menace sur les collections du musée Monod de l’IFAN-CAD et enfin la gestion douteuse des droits d’inscription des étudiants.



Après les accusations du SAES/section UCAD, lors de la marche de ces enseignants, c'est au tour du rectorat d'apporter des clarifications sur ce qu'il qualifie de «graves accusations».   

Sur la question de la rétention des salaires des deux anciens ministres conseillers,  Amsatou Sow Sidibé et Malick Ndiaye, le recteur a fait savoir que «ces deux (2) professeurs «dernièrement détachés» de leur fonction de ministre conseiller, devaient présenter selon «l‘article 13 de la loi 81-59, modifiée, à la fin de leur détachement, un certificat de reprise de service d’une part et un certificat de cessation de paiement d’autre part».

Ibrahima Thioub précise que «sans ce préalable, leur prise en charge salariale par l’Université ne saurait s’effectuer légalement». Des documents qui «permettent d’éviter la perception de deux salaires par le même agent», détaille-t-il. 

«Mme Sidibé a déposé son certificat de cessation de paiement le 15 Juin 2016. Ce qui a permis le rétablissement de son salaire le 30 Juin 2016 ainsi que le rappel des salaires qui lui étaient dus depuis sa date de reprise, le 04 février 20016», informe le recteur. 

Quant au professeur Malick Ndiaye, «le rappel de son salaire depuis sa reprise sera effectué, après précompte de l’équivalent des salaires perçus après son limogeage, conformément à l’ordre de recettes visé sur le certificat de cessation», déclare Ibrahima Thioub. 

S’agissant du dossier « déménagement», le Rectorat indique qu’il «n’existe aucun marché en rapport avec ledit déménagement de l’office du baccalauréat et / ou du rectorat. «Par conséquent, le rectorat ne gère pas les marchés de la réhabilitation des infrastructures de l’université», fulmine-t-il.

Pour ce qui est des collections du mussée Théodore Monod de l’IFAN-CAD, «ni le rectorat, ni l’IFAN n’ont reçu à ce jour de demande de prêt émanent du Musée des civilisations noires », avance-t-il.

Avant d’ajouter qu' «il n’y a point, jusqu’ici, aucun germe de conflit d’intérêt lié à la création du nouveau musée».

Sur les accusations concernant les droits d’inscription des étudiants. il assure que «ce soit la partie administrative ou pédagogique, le rectorat n’est en rien concerné dans la gestion de ces ressources».   .

Ces précisions faites, Ibrahima Thioub se réserve «la possibilité d’user des voies de droit pour mettre un terme aux accusations publiques portant atteinte à son honneur et sa réputation». 

Aminata Diouf

Vendredi 26 Août 2016 - 15:33




1.Posté par Doudou le 26/08/2016 14:58
C'est à la mode. À chaque fois qu'un est mis en cause, il saisit la justice pour laver son pseudo honneur.
Ou va t'on c'est du grand n'importe quoi?

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