Affaire Farba Ngom - Menace sur le procureur de Matam: Mais qui fait pression sur Diakhoumpa?

Paradoxe. Au moment où le président de la République annonce des représailles contre les instigateurs des violences à Matam et déclare à qui veut l’entendre qu’il ne protègera personne, le procureur de Matam, Cheikh Diakhoumpa reçoit des pressions de ses supérieurs hiérarchiques. Le procureur de la République de Dakar lui a envoyé une lettre lui reprochant d’avoir ouvert une enquête sur les coups de feu tiré par le «griot» du président de la République, Farba Ngom le dimanche 2 mars dernier lors d’une réunion politique convoqué par le superviseur, Aly Koto Ndiaye. Le parquet de Matam n’est pas du tout ébranlé par ces pressions.



Affaire Farba Ngom - Menace sur le procureur de Matam: Mais qui fait pression sur Diakhoumpa?
Le procureur de Matam a reçu des pressions de son supérieur hiérarchique pour avoir déclenché une enquête visant à situer les responsabilités sur les violences survenues dans cette région le 2 mars dernier entre responsables de l’APR. Ces pressions proviennent de sa hiérarchie qui lui reproche d’avoir ouvert une enquête.
 
Cheikh Diakhoumpa ne semble nullement ébranlé car il a souligné à des confrères qu’il entend «poursuivre son travail jusqu’au bout quitte à être démis de son poste ou à démissionner». Effectivement, les interrogatoires ont démarré depuis ce lundi matin avec le passage du maire de maire de Matam, Mamadou Woury Diaw devant le commissaire central de la ville. Cet après-midi, c’est le tour du responsable de l’Alliance pour la République (APR), Mody Sy de se présenter devant les limiers.
 
Quant à Farba Ngom l’auteur des coups de feu, il sera devant les policiers enquêteurs ce jeudi. Il s’est entretenu au téléphone avec le procureur et lui a fait savoir qu’il est actuellement retenu à Dakar et que jeudi qu’il viendra répondre de ses actes.
 
Le procureur s’est confié à quelques journalistes mais n’a pas souhaité être enregistré pour le moment.
 
Ces pressions auprès du procureur de la République sont intervenues au moment où le président de la République a annoncé devant les médias qu’il ne protégerait personne dans cette affaire et que l’enquête devra suivre son cours normal. Mieux, le président de l’APR a donné instruction à la commission de discipline de son parti d’ouvrir une enquête pour élucider davantage cette affaire et qu’au bout qu’il va sévir.
 
Ce qui est à relever c’est que naturellement, le procureur qui met la pression sur Cheikh Diakhoupa dépend directement du ministère de la Justice. Alors le procureur de la République aurait-il reçu des ordres au plus niveau pour rappeler à l’ordre le parquet de Matam ?
Wait and see !


Lundi 10 Mars 2014 - 15:39



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