Aminata Touré-peine de mort: «Seul Dieu a le privilège de prendre la vie»

Le débat sur la peine de mort n’a pas lieu d’être. C’est l’avis d’Aminata Touré, l’Envoyée spéciale du chef de l’Etat qui présidait ce matin, à Gorée, le 5ième Symposium annuel sur la gouvernance, la paix et la sécurité en Afrique. Selon elle, des dispositions alternatives vont être prises, comme le veut le Président Sall. Car, prendre la vie doit être exclusivement le privilège de Dieu.



Aminata Touré-peine de mort: «Seul Dieu a le privilège de prendre la vie»
L’Elite sénégalaise se doit de rassurer les populations sur l’importance que l’Etat donne à la sécurité. C’est la conviction de l’Envoyée spéciale du chef de l’Etat. En effet, Aminata Touré est d’avis que c’est le minimum qui doit être fait lorsqu’il y a une perte de vie humaine suite à des scènes de violence.

Pour ce qui est de la recrudescence des crimes au Sénégal, l’ancien Premier ministre estime que le nécessaire sera fait pour continuer de garantir la sécurité des personnes et des biens. Car, fait-elle savoir, le président de la République est ferme sur cette question et a donné des directives allant dans ce sens.

Revenant sur la peine de mort dont le retour est exigé par certains Sénégalais, Mimi Touré, qui indique «que seul Dieu a le privilège de prendre la vie», invite les Sénégalais à se rappeler de l’émoi suscité par le risque qui pèse sur leur deux compatriotes qui encourent cette peine».
  
«Quand il y a des moments difficiles, nos sentiments prennent le dessus. Mais n’oublions pas que deux de nos compatriotes risquent la peine de mort et nous avons fait appel à la clémence. C’est très douloureux ce qui se passe mais je pense que dans une société qui a fait abolir la peine de mort, on doit persévérer tout en renforçant le dispositif de sécurité mais également en cultivant cette culture de la paix et qu’on revoit aussi nos valeurs sociales», soutient-elle.

Avant de conclure : «La pression sociale, certainement dans une société où les ressources sont rares, peut entraîner également la violence. Il faudrait peut-être qu’on y repense  et que nous réagissions à notre niveau. C’est également un élément de stabilisation et de préservation de la paix».

Ousmane Demba Kane

Jeudi 24 Novembre 2016 - 16:56



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