Anticipé philosophie – Les littéraires se plaignent: «Interminables grèves, programme non terminé,...»



Les anticipés de l’épreuve de philosophie du Baccalauréat de l’année académique 2016 ont démarré aujourd’hui sur toute l’étendue du territoire national.

Ils sont au total 1.104 candidats au centre du lycée Lamine Gueye répartis en trois (3) jury. Selon le Proviseur du lycée par ailleurs chef du centre, "1.104, c’est beaucoup de candidats concentrés" mais "par rapport à l’organisation matérielle, nous avons pris toutes les dispositions pour le déroulement correct de l’anticipé. Et même avant l’anticipé, le déroulement des épreuves facultatives. Il n’y a pas de problème majeur, il a suffisamment de salles de classe, de tables bancs, les surveillants sont venus. Les professeurs qui ont été cooptés pour la surveillance sont venus. Les superviseurs qui sont venus de l’office du Bac, pour voir le déroulement de l’examen sont là, la sécurité est présente", assure Papa Alioune Diop. 

La seule difficulté étant, souligne-t-il "l’enclavement du lycée Lamine Gueye qui a fait qu’il y a eu quelques retards surtout par rapport aux candidats venant d’un peu loin sinon on a commencé dans de bonnes conditions".  Audit centre, il y a eu trente-trois (33) absents soit 1.071 présents donc un taux de 97 %».

 

Au niveau du Lycée Maurice Delafosse, il y a deux (2) jury (977, série L2 le jury 978, L’1). Le premier jury compte 395 inscrits dont trente-deux (32) absents, les présents sont au nombre de 333 dont 211 garçons et 184 filles. Le second jury totalise 296 candidats dont 138 garçons et 158 filles avec vingt (20) absents et 273 candidats présents. Les épreuves ont démarré à 08 heures et tout s’est bien passé, renseigne le Directeur des Etudes, Ibrahima Djitté.

Trouvé sur place, cet élève a requis l’anonymat et ne tarde pas à dénoncer «les sujets difficiles qui leur ont été présentés». «Les sujets étaient  très, très difficiles», se plaint le jeune homme qui précise qu’il ne s’attendait pas du tout à ces sujets. «D’ailleurs personne ne s’y attendait. Surtout le sujet un (1)  qui est typiquement scientifique », formule le littéraire. 
 
 

«Je m’attendais à la réflexion philosophique, telle que philosophie et religion, philosophie et mythe etc…Même le sujet deux (2) qui porte sur l’Etat, on ne l’a pas appris en classe, notre professeur l’a juste brossé, ce vendredi», se lamente le candidat qui soutient "qu’ils n’ont pas terminé le programme au niveau de leur école". Et accuse-t-il: «Cela est dû aux grèves interminables des Professeurs».
 
Mamadou Lamine Diallo, élève au lycée Blaise Diagne en terminal L2, embouche la même trompette. «Ce sont des sujets auxquels on ne s’attendait pas du tout; l’exemple du sujet un (1) où on nous parle de la Science. En ce qui concerne le programme, nous ne l’avons pas terminé et cela est dû aux nombreuses grèves, il n’y avait pas de stabilité. C’est ce lundi seulement que nous avons fait la leçon sur l’Etat mais de façon très sommaire avec des polycopes à n’en plus finir », rage ce dernier qui lance un appel à l’Etat à savoir que «s’il y a des perturbations, cela pèse sur les examens et les élèves en sont les premières victimes».

 

Elève au lycée de Blaise Diagne, El Hadj Abdoulaye Diop se dit lui «déçu que l’Etat n’ait pas repoussé la date des examens» pour «leur permettre de terminer le programme». «Nous sommes déçus, pas par les professeurs mais par de l’Etat. On s’attendait à ce qu’il repousse la date des examens, puisque le programme n’est pas terminé à cause des grèves interminables des professeurs», martèle l’élève au visage crispé. Et d’ajouter : «Certes nous avons fait les examens, mais nous n’étions pas prêts. Et même si les sujets semblés abordables, ce n’était pas notre jour de chance car nous n’avons pas eu le temps d’apprendre ni réviser nos leçons».

Poursuivant dans la même veine, El Hadj Abdoulaye Diop se désole de ces "anticipés mal préparés". «Nous n’avons jamais appris la philosophie et la science alors que le premier sujet porté sur ça mais comme le deuxième sujet était un commentaire sur l’Etat, j’ai plongé…», sert-il. 

Ibrahima Mansaly

Mercredi 8 Juin 2016 - 16:24



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