Au lendemain du lynchage de quatre chiites, l'Egypte, choquée, s'interroge

En Egypte, la police a ouvert une enquête pour identifier les responsables du lynchage de quatre chiites dans le village d'Abou Moussallam, à 30 kilomètres au sud du Caire, le lundi 24 juin 2013. Une enquête basée sur les vidéos et photos diffusées sur les médias sociaux, montrant les actes de violence commis par certains des participants. Des images qui ont choqué la majorité des Egyptiens.



Des Egyptiens portent le cercueil d'une des victimes du lynchage, le 24 juin 2013, au Caire.
Des Egyptiens portent le cercueil d'une des victimes du lynchage, le 24 juin 2013, au Caire.
Comment en est-on arrivé là ? Une question que se posent la plupart des Egyptiens. La violence extrême les dégoûte mais ils sont surtout choqués par le fait que la foule qui lynche les Egyptiens chiites fête le massacre comme une victoire religieuse au cri d’Allah Akbar.
Pour les oulémas modérés de la grande mosquée d’al Azhar comme pour les hommes politiques laïcs « cet acte de barbarie est le résultat d’un discours de haine ». Un discours diffusé sur les chaînes de télévision islamistes mais aussi lors d’une réunion au stade du Caire tenue en présence du président Morsi ainsi que lors de la manifestation des Frères musulmans vendredi.
Un discours qui n’était pas uniquement dirigé contre les chiites, mais surtout contre l’opposition qui réclame le départ du président Frère musulman. Aujourd’hui les victimes sont des citoyens chiites, demain ce sera le tour des socialistes, des communistes des laïcs et même des islamistes modérés, estime l’opposition. Quant aux chrétiens, ils craignent d’être une cible privilégiée.

Source : Rfi.fr

Dépéche

Mardi 25 Juin 2013 - 11:36



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