Audit du fichier et processus électoral: le PDS souhaite l’appui des Etats-Unis et de l’Union Européenne



Audit du fichier et processus électoral: le PDS souhaite l’appui des Etats-Unis et de l’Union Européenne
Réuni ce jeudi, le Comité Directeur (CD) du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) s’est prononcé sur l’affaire Ousmane Sonko. «Toujours pour intimider et museler ses adversaires politiques, le pouvoir politique a amené hier en conseil de discipline M. Ousmane Sonko, président du parti Pastef », égratignent Oumar Sarr et Cie qui apportent ainsi leurs soutiens «sans failles» et s’engagent «à lutter, à ses côtés et aux cotés de tous les partis politiques, les syndicats et les organisations de défense de l’homme, pour qu’aucune sanction ne soit prise contre lui».
 
«Toutes les actions du gouvernement montrent aux yeux de tous qu’il ne lui reste plus que la menace, la violence et la fraude pour espérer gagner les prochaines élections. C’est ainsi qu’il faut comprendre le passage en force à l’assemblée nationale de la loi portant refonte du fichier électoral», cognent les responsables du PDS.  
 
Et à ce propos, le CD va plus loin en appuyant «la position du Front Patriotique pour la Défense de la République (FPDR) qui, dans une lettre adressée au Président de la République, après avoir attiré l’attention sur les dangers de l’application de cette loi, demande qu’il ne soit pas promulgué». Le PDS exige dès lors «un audit indépendant du fichier et du processus électoral, avec l’appui des partenaires comme l’Union Européenne, les Etats Unis, la France et les divers partenaires au développement». Dans l’entendement des partisans de Me Abdoulaye Wade, «l’expérience du référendum avec ses 700 bureaux fictifs doit faire comprendre à tous les acteurs que le ministère en charge de l’organisation des élections doit être confié à une personnalité indépendante et apolitique».
 
Sur la préparation des prochaines échéances électorales (élections législatives et présidentielle), le PDS est «indigné par le débat instauré par l’APR (Alliance Pour la République) autour de la question de la nationalité des candidats à l’élection présidentielle, débat répugnant installant une lourde controverse sur la «sénégalité» en tentant d’exclure de la citoyenneté normale les millions de sénégalais vivant à l’étranger et aux frontières, et dont les familles se retrouvent entre deux, voire plusieurs pays».
 
«Ce débat qui fait également des enfants issus de l’émigration des citoyens peu dignes de confiance renseigne sur l’irresponsabilité du parti présidentiel et de son chef, prêts à embraser le pays pour s’assurer une majorité à l’assemble nationale et un improbable deuxième mandat», tonne le CD qui rappelle que «le PDS a déjà investi son candidat à la prochaine élection présidentielle» et avertit «d’ores et déjà que rien, ni personne ne pourra s’opposer à sa participation à la compétition». Et que «le peuple décidera souverainement de celui qui aura sa confiance». 


Jeudi 25 Août 2016 - 21:14



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