Birmanie: nouvelle agression contre la minorité musulmane des Rohingyas

La minorité apatride des Rohingyas en Birmanie, victime de persécution et de violences, avec au moins 250 morts et quelque 140.000 déplacés depuis 2012, a été de nouveau la cible d'attaques en début de semaine. C'est ce qu'indique l'ONG, The Arakan Project. Plusieurs personnes auraient été tuées dont des femmes et des enfants, dans un village près de la frontière avec le Bangladesh. Les circonstances du drame sont encore inconnues, mais des témoins rapportent que le bilan pourrait atteindre plusieurs dizaines de morts.



Evacuation de blessés après l'attaque du camp des déplacés Rohingyas à la périphérie de la ville de Sittwe dans l'Etat Rakhine, le 9 Août 2013. AFP PHOTO / STR
Evacuation de blessés après l'attaque du camp des déplacés Rohingyas à la périphérie de la ville de Sittwe dans l'Etat Rakhine, le 9 Août 2013. AFP PHOTO / STR

De nombreux Rohingyas, une communauté musulmane, considérée par l'ONU comme l'une des plus persécutées au monde, ont été tués en début de semaine dans un village isolé de l'Etat Rakhine dans l'ouest de la Birmanie.
 

Leurs agresseurs, des hommes armés de couteaux, auraient poignardé à mort plusieurs dizaines de personnes, dont des femmes et des enfants. Une ONG, qui milite pour le droit des Rohingyas, précise que le massacre a été perpétré par des villageois bouddhistes, selon des témoignages recueillis sur place.

 

Les autorités nient les faits, mais reconnaissent que la situation est tendue. Pourtant d'autres sources font état également de disparition de Rohingyas et d'arrestations par la police.

Ces témoignages font craindre de nouvelles vagues de violences, comme en 2012, lorsqu'à plusieurs reprises la communauté a été agressée par des moines bouddhistes et des membres de l'ethnie arakanaise.
 

L'épisode a été décrit par les activistes comme un nettoyage ethnique. Devant le silence des autorités birmanes, les Rohingyas continuent d'être maltraités, discriminés, et déplacés de force et ce, en toute impunité. Ils sont aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers à vivre dans des camps dans des conditions effroyables.

Source : Rfi.fr
 



Samedi 18 Janvier 2014 - 11:09



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