Blocage d’Oumar Sarr à l’aéroport de Dakar: le Parlement Panafricain et la CEDEAO seront saisis

Le coordonnateur du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) n’entend pas passer l’éponge sur les événements en date de samedi dernier à l’aéroport de Dakar où Oumar Sarr a été interdit de voyager. Ce, alors que souligne-t-il, «en tant que membre du Parlement Panafricain, il avait un ordre de mission signée par le Président de l’Assemblée nationale». Et le constat est là pour l’ancien dignitaire libéral : «C’est un préjudice qu’ils subissent du fait de leur appartenance politique ». Ce dernier en a tout simplement marre de « déposer une demande d’autorisation » pour sortir du territoire Sénégalais. Le Parlement Panafricain et la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) seront saisis.



Au téléphone de Pressafrik.com, le coordonnateur du PDS revient sur les événements. «En fait, jusqu’à présent, on m’autorisait à voyager en Afrique du Sud. La procédure étant que je demande  l’autorisation au Garde des sceaux, à chaque fois. Il y a l’ordre de mission qui est signé par le président de l’Assemblée nationale. Je leur ai écrit il y a un mois disant que je ne peux plus déposer une demande d’autorisation de sortie parce qu’en fait, je ne demande pas une dérogation par rapport à une décision de Justice. Normalement avec mon ordre de mission, je devrais pouvoir me rendre en Afrique du Sud.


Donc, je leur ai écrit une lettre sous couvert du président de l’Assemblée nationale, dans ce sens-là. Je n’ai pas eu de réponse. Maintenant, il y a eu une mission qui devait se dérouler et avec mon ordre de mission, je suis allé me présenter à l’aéroport. Ils ont enregistré mes bagages. Ensuite, ils m’ont dit vous ne pouvez pas voyager. Vous n’avez pas d’autorisation. En tout cas, on n’a pas eu de contrordre vous concernant aujourd’hui. Ils ont descendu mes bagages», réagit Oumar Sarr de dénoncer: «Depuis le mois d’octobre 2012, il y a beaucoup de responsables politiques qui sont dans cette situation-là,  c’est anormal…


Il n’y a pas une mesure qui nous retient au Sénégal. C’est illégal, la CEDEAO avait déjà condamné cette attitude-là. Nous n’avons pas à demander chaque fois des dérogations pour cela car nous sommes des Sénégalais et la Constitution nous permet de nous déplacer comme tout citoyen. C’est un préjudice que nous subissons du fait de notre appartenance politique… ». Le responsable libéral ayant déjà eu à braver l’interdiction de sortie du territoire en se rendant en Mauritanie, de dire qu’il ne cherche pas à faire le buzz.  «La Mauritanie, c’est différent. Je voulais leur montrer en effet que ces interdictions-là sont totalement ridicules. Et que si, pour des besoins personnels, des problèmes à régler à l’extérieur du Sénégal, je peux voyager comme je veux.


D’autant plus qu’à partir de la Mauritanie, j’aurai pu me rendre où je voulais. Cette fois-ci, c’est autre chose, j’ai un ordre de mission en tant que membre du Parlement Africain. Le président de l’Assemblée nationale me dit  d’y aller, je vais à l’aéroport et on me dit vous ne partez pas». Ce qu’il n’entend pas laisser passer dans la mesure ce sont et le Parlement Panafricain et la CEDEAO qui seront saisis. «Je vais écrire au Parlement Panafricain en leur disant que j’ai été interdit de sortie du territoire, je ne pouvais donc pas participer à la session. On va écrire aussi à la CEDEAO parce que ce sont des mesures que l’institution commune doit condamner».


D’autant plus que marque le coordonnateur du PDS : «J’étais avec le protocole de l’Assemblée nationale qui a essayé d’intervenir pour que je puisse voyager dans les meilleures conditions » mais «la police de l’aéroport a refusé». Au cours de l’entretien, Oumar Sarr venait de se rendre à la prison du Cap Manuel où des responsables libéraux sont dans les liens de la détention. Et selon lui, les nouvelles ne sont pas du tout fameuses pour Me El Hadji Amadou Sall, Toussaint Manga, Massaly et Cie dont toutes les demandes de liberté provisoire ont été refusées.  



«Cela constitue un problème. Nous sommes dans un pays de droit. Nous allons en tant que parti politique analyser la situation et prendre des mesures contre ce déni de justice », crache ce dernier qui parle de « manifestations » qui sont en vue. Se prononçant sur le bilan sombre des trois (3) ans de Macky fait par Idrissa Seck, Oumar Sarr d’indiquer que le leader de Rewmi « a tout à fait raison ». «Le bilan n’est pas fameux », dresse-t-il. 


Mardi 19 Mai 2015 - 21:25



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