Bousculade à Kinshasa: le gouvernement accuse les supporters

Au lendemain de la terrible bousculade qui a fait quinze morts à l’issue d’un match de foot qui se tenait au stade Tata Raphaël de Kinshasa, le gouvernement a accusé les supporters d'avoir commencé à jeter des pierres provoquant ensuite un mouvement de panique. Plusieurs facteurs conjugués ont provoqué la bousculade meurtrière.Trois personnes blessées étaient toujours hospitalisés lundi.



Le stade Tata Raphaël de Kinshasa, où s'est déroulé le drame. capture d'écran youtub
Le stade Tata Raphaël de Kinshasa, où s'est déroulé le drame. capture d'écran youtub

Un stade plein à craquer, des supporters agressifs, et des issues de secours manquantes. Voilà, selon les autorités, le cocktail qui a transformé un match de foot en nouveau drame.

Entre 60 et 65 000 personnes étaient venues assister à la rencontre entre deux équipes particulièrement populaires : l’ASV, club de Kinshasa, et le Tout-Puissant Mazembe, plusieurs fois champion d’Afrique. Seulement, le stade n'a qu'une capacité d'accueil de 54 000 spectateurs.

Une fois le match terminé, des supporters de Kinhsasa, déçus, auraient commencé à jeter des pierres sur les joueurs, mais aussi sur la Croix-Rouge et les arbitres, affirme le porte-parole du gouvernement Lambert Mendé.

Pour stopper la violence, la police aurait alors tiré des gaz lacrymogènes, puis des balles en l’air. Résultat : dans un mouvement de panique, tout le monde a voulu sortir en même temps.

La panique est alors aggravée par le manque de sorties. Une seule porte était ouverte, a confirmé le gouvernement. La pression de la foule a été telle qu’un pan de mur s’est écroulé. Et une quinzaine de personnes piétinées.

Au final, c’est bien à une responsabilité multiple que devrait aboutir l’enquête ouverte dimanche. Celles des clubs de supporters mais aussi celle des organisateurs de n’avoir pas prévu plus de sorties. Il y a quinze jours à peine, un autre drame  du même genre avait eu lieu à Kikwit, où 21 personnes avaient perdu la vie dans un mouvement de panique à la fin d’un concert. Là aussi, il n’y avait qu’une porte de sortie.

Source : Rfi.fr
 


Dépêche

Mardi 13 Mai 2014 - 12:49



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