Brûlot contre la gendarmerie nationale : le gouvernement sort enfin du silence



L’Etat était aphone depuis la publication du brûlot par le journal « Enquête ». Même en conseil des ministres tenu ce mercredi, c'est le silence total. Mais c'est le ministre des Forces armées qui monte au créneau. Augustin Tine semble tomber des nues. « Cela nous a surpris…cela nous a fait mal », tels sont ces premiers mots sur le fumeux livre, « Pour l’honneur de la gendarmerie nationale » du colonel Ndaw dit le brûlot qui fait de terribles révélations sur le général Fall, ancien haut commandant de la gendarmerie, aujourd’hui en mission au Portugal pour l’Etat.


Selon le colonel, ce dernier général Fall s’est illicitement enrichi dans le cadre du  dossier Casamance, participé à la mort de feu Oumar Lamine Badji, ancien Président du Conseil Régional (PCR) de Ziguinchor, a trahi son pays, en sus d’être coupable de corruption et de malversations.


Réagissant enfin sur la question, Augustin Tine de dire : « J’ai été très surpris lorsque j’ai eu l’information à travers les média ». Tellement touché qu’il lui a fallu, précise le ministre, le soutien de ses amis pour qu’il se ressaisisse ». Ce, « en me disant que la gendarmerie sert un bon service alors ne te décourage pas ». De toute façon, déclare le ministre des Forces armées : « Il (le colonel Ndaw) sait ce qu’il a fait et ce qui l’attend en tant que colonel. L’Armée a ses réalités, nous ferons le nécessaire ».
 
 C’est ce que je peux dire pour le moment » car « on ne sait pas si c’est la vérité ou pas », poursuit par ailleurs le ministre  qui termine en ces termes : « Dans tous les cas, cela nous fait mal ». Augustin Tine se prononçait en wolof (langue nationale) sur la Tfm.


Vendredi 18 Juillet 2014 - 00:54



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