Burkina Faso: les jeunes du MPP ne veulent pas d'un retour en arrière

Cela fait un an que le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), le parti créé par les anciens collaborateurs de l’ancien président Blaise Compaoré, existe. Les jeunes du parti ont organisé, ce samedi, un rassemblement dans un stade à Ouagadougou, à l’occasion de la clôture de leur convention nationale. Les prochaines élections présidentielles et législatives ont constitué le point principal de la rencontre : les participants s’opposent à la candidature des dignitaires du régime de l’ancien président Blaise Compaoré.



Roch Marc Christian, président du MPP. RFI / Yaya Boudani
Roch Marc Christian, président du MPP. RFI / Yaya Boudani

C’est dans le stade municipal de Ouagadougou que le Mouvement du peuple pour le progrès annonce les couleurs pour la présidentielle d’octobre 2015. Face à des milliers de militants, le premier vice-président Salif Diallo appelle à poursuivre « l’insurrection populaire dans les urnes » : « Si nous laissons les restaurateurs, les tripatouilleurs, revenir aux élections de façon gagnante, ça veut dire que notre insurrection aura été vraiment inachevée. C’est pour cela que la jeunesse doit se mobiliser pour les élections et pour les programmes de changement. Nous ne pouvons pas accepter que ces élections soient remportées par Blaise Compaoré, son CDP[Congrès pour la démocratie et le progrès] et ses débris. »

Abdoulaye Mosse, le président de l’Union nationale de la jeunesse du parti, va plus loin. Il demande tout simplement le rejet des candidatures de toutes les personnes n’ayant pas ouvertement combattu le projet de modification de l’article 37 de la Constitution : « Au niveau de la Charte de la démocratie et de la gouvernance, à l’article 25, il est dit clairement que tous ceux, en tout cas, qui vont concourir pour des actes anticonstitutionnels ne doivent plus être éligibles. Nous, nous disons ce qu’il a, ça appartient à Michel Kafando [président de la transition] et à Isaac Zida [Premier ministre] de s’assumer. Vous voyez ce qui est en train de se produire et quelles conspirations risquent de venir au Burkina Faso. »

Selon le premier vice-président du MPP, ni la Constitution, ni la Charte de la transition n’empêchent les militants de l’ancien parti au pouvoir de se présenter aux élections. Et c’est dans les urnes que le combat doit se mener.


Rfi.fr

Dimanche 25 Janvier 2015 - 12:17



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