CPI: le président kényan demande un report de son procès en raison de la menace terroriste

Uhuru Kenyatta, le président kényan, n'a nullement l'intention de se présenter devant ses juges de La Haye. Or ces derniers ne veulent pas se contenter de ses avocats : ils veulent le voir en chair et en os dans le box des accusés, comme c'est le cas pour son vice-président. A la Cour pénale internationale (CPI), le procès du président Uhuru Kenyatta doit se tenir le12 novembre prochain.



Le 20 octobre, le président Uhuru Kenyatta célèbre le jour des héros au stade national de Nairobi. REUTERS/Noor Khamis
Le 20 octobre, le président Uhuru Kenyatta célèbre le jour des héros au stade national de Nairobi. REUTERS/Noor Khamis
Dans le bras de fer qui l'oppose à la CPI, le président Uhuru Kenyatta a fait le choix de s'abriter derrière ses avocats. Ce sont eux qu'il fait monter au créneau. Ces derniers demandent un report du procès pour la date du 12 février prochain « au minimum ».
Leur argument : une « crise nationale et internationale » depuis l'attaque du centre commercial Westgate de Nairobi, la capitale. Pour les avocats, le Kenya et, bien sûr, son chef, sont d'office en première ligne dans la lutte contre le groupe lié à al-Qaïda qui a mené cette opération.
 
Pour eux, « le Conseil de sécurité des Nations unies a lui-même reconnu, à plusieurs reprises, le rôle essentiel que doit jouer le Kenya dans la lutte pour mettre fin à l'instabilité en Somalie ».
 
Une CPI « impérialiste et raciste »

 
Les avocats affirment également que les juges ont besoin de temps supplémentaire pour examiner la requête déposée début octobre par le président. Dans cette requête, Uhuru Kenyatta demandait purement et simplement l'abandon total des poursuites. Depuis le début du procès de son vice-président, William Ruto, Uhuru Kenyatta qualifie la CPI d'« impérialiste et raciste ».
 
Cette dernière a décidé de poursuivre, dans deux procès séparés, des membres de chacun des camps qui s'étaient affrontés lors des violences ayant suivi la réélection contestée du président Mwai Kibaki, fin 2007. Elles avaient fait plus de 1 000 morts et entraîné plus de 600 000 déplacés.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Samedi 26 Octobre 2013 - 11:42



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