Campagne hivernale avec l’Alliance culturelle africaine : Renforcement des capacités des artistes

Les membres de l’Alliance culturelle africaine ont procédé hier au lancement de leur campagne hivernale. Ils souhaitent à travers cette dernière, sensibiliser les artistes sur certaines questions ayant trait à la gestion de leurs structures culturelles.



Campagne hivernale avec l’Alliance culturelle africaine : Renforcement des capacités des artistes
C’est parti pour la campagne hivernale culturelle. L’initiative est de l’alliance culturelle africaine (Aca) qui regroupe plus d’une cinquantaine d’associations ethno-socioculturelles. La cérémonie s’est tenue hier à la maison de la culture Douta Seck organisée par l’aca. Ladite campagne consiste en la tenue d’ateliers de formation au profit des responsables de structures ethnoculturelles sur des questions liées à la gestion de leurs organisations.

Par conséquent les récipiendaires vont se familiariser au cours de la première session de formation entamée depuis le 1er août dernier avec les droits d’auteurs et les droits voisins, le projet de statut de l’artiste au Sénégal ainsi que la protection sociale. Ils seront aussi initiés à la notion de trésors humains vivants, le management d’une structure culturelle, la régie technique, la mise en scène, les notions de chorégraphie, l’élaboration d’un projet culturel et le contrat. ..

Par ailleurs, ces responsables d’association doivent au sortir des différents ateliers « disposer d’une bonne aptitude à diriger, gérer et faire progresser une structure culturelle », selon Makhtar Ndiaye manager général d’Aca. Aussi, ils doivent avoir une maitrise de l’environnement juridique dans lequel les artistes baignent. Ce qui d’ailleurs leur permettra de se conformer à la législation sénégalaise afin de valoriser et de bénéficier des fruits de leurs arts et patrimoines culturels. Car comme le rappelle Cheikh Sarr porte parole des bénéficiaires « ce ne sont pas tous les artistes qui vivent de leur art et les troupes traditionnelles sont celle qui en pâtissent le plus ». Il ajoute à cet effet, « la musique moderne repose sur celle traditionnelle et pourtant nous qui la pratiquons n’avons aucune reconnaissance ni soutien des autorités ». M. Sarr pense par ricochet que « des événements et programmes de ce genre permettent à des musiciens comme nous de mieux appréhender l’avenir et de trouver des voies de salut afin de pouvoir vivre de notre métier ».

A quelques encablures du troisième festival mondial des arts nègres prévus au Sénégal ce programme hivernal vient à son heure selon le manager général. Ce que confirme Keffely Wélé, représentant du ministre de la Culture « les artistes ont un grand rôle à jouer dans le Fesman et cette campagne hivernale visant à renforcer leurs capacités les y préparent ».



Bigué BOB

Samedi 4 Septembre 2010 - 02:01



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