Ce que je veux dire aux citoyens et aux citoyennes



Ce que je veux dire aux citoyens et aux citoyennes

On ne se dirige pas vers le développement de notre pays mais tout simplement vers la construction des infrastructures avec un endettement pernicieux qui rendra impossible le bien être de tous les citoyens
Le sous-développement dans lequel nous nous trouvions jusqu’à ce jour s’est fait sur fond de l’esclavage économique de notre peuple. Cet esclavage économique avec l’unique caractéristique ou notre peuple servit comme le cheptel dans une traite inhumaine aussi bien que criminelle. La projection de ce qui se dessine à l’horizon n’est que ce même trajet vécu.


Tout ceux qui s’obstinent à vouloir suivre ce trajet quelque soit le lexique qu’ils utilisent pour confondre la masse nous dirige vers l’esclavage. Il y a un constat qui est très clair : ceux qui s’acharnent à nous vendre ce trajet le font pour des raisons égoïstes sinon des gratifications personnelles car de part la faiblesse de l’Afrique vis-à-vis l’Occident, de part la domination des peuples Noirs par les Blancs, l’esclavage est permanente. Ceux qui nient ce constat  n’ont et n’auront jamais la volonté de libérer l’Afrique de ce système d’exploitation a plus forte raison soustraire le peuple de l’esclavage.


Perspective de la réalité de cet esclavage économique
Toute la masse monétaire qui circule dans l’espace de l’UEMOA est composée d’emprunts de la BCEAO qui n’est pas une banque centrale publique africaine encore moins panafricaine mais une banque privée sous le contrôle des Français. Les emprunts obligataires aux gouvernements ou à travers les banques commerciales sont taxés d’intérêts usuriers alors que tous les pays sous sa juridiction sont sous-développés à cause des Français. Ces mêmes Français à travers lesquels s’appuient les autres Européens puisque le Francs CFA est arrimé à l’Euro tout aussi bien l’Occident par les institutions de Bretton-Woods qui sont la Banque Mondiale (qui n’est point affiliée à l’Organisation des Nations Unies) et le Fond Monétaire International.


Si la BCEAO est la forteresse, les autres institutions financières telles les assurances, les mutuelles de crédit, les « caisses d’épargnes » comme tout dans le soi-disant système financier décentralisé sont les donjons de cartel de prédation qui appauvrit notre peuple. Pour comprendre ce système de la finance et le rôle de la banque central, il faudra comprendre la déclaration du banquier Rothschild lorsque celui disait « donnez moi tout simplement l’argent d’une nation et peu m’importe son choix politique ».


Nous ne sommes pas indépendant à cette minute même et encore moins libérer du colonialisme ou néocolonialisme et autre euphémisme de l’esclavage. Si la seule ambition dans notre existence est d’émergé, vraisemblablement nous, Africains, sommes noyés, métaphoriquement parlant et qu’il nous faut émerger pour une bouffé d’air pour ne pas crever. Alors que toutes les tractations géopolitiques des Occidentaux progressent pour la décimation du peuple Africain, ce dernier  refuse de voir la réalité. Les Africains, ceux qu’on semble avoir confiné au sud du Sahara sont les seuls à n’avoir aucune intuition de la menace qui pèse sur eux.


Frontières de cette domination

Pourtant, tous les autres observateurs semblent percevoir la menace contre notre peuple. Les gouvernements Africains sont en faillites permanentes car réduits à quémander même les fonds qui leurs reviennent de droit Les citoyens sont de ce fait appauvris parce qu’ayant par groupes et à tour de rôle, passés de la précarité à la paupérisation. Les soi-disant experts de l’intérieur comme de l’extérieur parlent de croissance alors toute l’énergie productive de la nation est géré pour soutenir les économies des Occidentaux. De quelle croissance peut-on parler sous-développé et sans développement ? Alors que tout est à construire dans ce pays sous-développé, des générations de travailleurs perdent leurs emplois stables et permanents pour devenir des temporaires.


Voici que la majorité de la population que forment les femmes et par qui des couchent sociales entières se préservaient des crises financières, elles sont devenus des proies à la solde des institutions financières crapuleuses. Pour sa part, le monde rural avait depuis quelques décennies perdu sa force régénératrice à cause du poids des créances aux banquiers véreux. Il ne lui reste même pas sa prééminence dans le seul domaine d’expertise de l’agriculture de rente tant la nation est incapable de se nourrir depuis la chute artificielle des cours de ses produits Cependant, dans un futur proche, l’expropriation des terres et domaines que nous observons fera qu’une génération d’hommes et de femmes n’aura plus la chance d’hérité les terres de leurs aïeuls car les spéculations sur le foncier feront que seules les banques se octroient ces terres. L’emprise de banquiers sur les citoyens fera que tous devront s’endetter pour survivre.


Dans ce pays sous-développé ; sous développé dans tous les domaines, les banquiers directement ou à travers les services publics proposeront du crédit à la jeune génération pour son éducation. On ne peut se tromper pour dire que cela se nomme la prédation économique. Cette jeune génération sortira endettée aux banquiers privés. Imaginez commencer la vie avec des dettes avant même d’être productif. Imaginez que des adultes seront endettés toutes leurs vies car leurs maisons seront à crédit ; le frigo, le salon, la cuisine achetés à crédit.


Au fond, l’idée n’est jamais venu à certaines personnes d’entrevoir l’avenir autrement car certains endoctrinés dans leur complexe d’infériorité ne pensent pas concevoir une autre réalité que les emprunts. L’idée de la libération de l’Afrique ne les effleure même pas car ce sacrifice leur coûtera les honneurs et les gratifications que leur procure le privilège de leur pouvoir au dessus de la masse. Pour que l’esclavage persiste, de tous les temps, il a fallut que des traitres servent fidèlement leurs maîtres malgré la souffrance leurs peuples. Observez ceux qui nous gouvernent car alors qu’ailleurs leur comportement est une trahison, il est décrit comme la coopération.


Last but not least. Cette réflexion n’est pas révolutionnaire mais humain.

J S BEYE

Samedi 22 Mars 2014 - 11:50



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