Chelsea - Les confessions de Mourinho

José Mourinho, le manager de Chelsea, s'est longuement confié dans une interview au Telegraph jeudi. Le Portugais évoque l'état d'esprit des jeunes footballeurs, l'importance du manager, sa vie à Londres et son admiration pour Alex Ferguson.



Chelsea - Les confessions de Mourinho

- Un football individualiste - «Je pense que Wenger a dit quelque chose d'intéressant. Il est contre le Ballon d'Or, et je pense qu'il a raison. En ce moment, le foot perd son concept d'équipe pour se concentrer sur l'aspect individuel. Nous recherchons toujours la performance individuelle, la statistique individuelle, le joueur qui court le plus. Parce que vous avez couru 11 km et moi 9 vous auriez mieux joué ? Peut-être que non.»

- L'éducation des joueurs - «J'ai eu un jeune joueur dont je ne donnerai pas le nom. Je lui avais donné sa chance en équipe première. Quelques semaines plus tard, son père et sa mère avaient quitté leur travail et vivaient avec lui, vivaient sa vie, prenant les décisions à sa place. C'est très difficile. C'est un exemple sur mille. Les joueurs ont besoin d'avoir de la chance avec leurs parents, avec leurs agents. Ils ont besoin d'éducation. Un autre joueur est arrivé avec une nouvelle voiture. "Encore une, pourquoi ? Tu as une maison, de l'argent en banque ?" "Non, je n'ai pas acheté cette voiture, mon père l'a eu gratuitement, en leasing, j'ai juste signé le document." "Sais-tu ce qu'est le leasing?", lui ai-je demandé ? "Non." Personne ne lui avait expliqué. J'ai dû le faire.»
- L'argent - «Quand j'ai vraiment eu de l'argent entre les mains, je veux dire beaucoup d'argent, c'était en 2003, pour mon deuxième contrat à Porto. J'avais trente et quelques années, j'étais marié, j'étais prêt. Ces joueurs ont 16, 17, 19, 20 ans. Ils ne savent pas comment réagir. À Chelsea, nous avons un fantastique département que nous appelons "soutien et bien être des joueurs". Ils ont des employés de banque pour expliquer ce qu'est l'argent. Vous voulez acheter une maison ? Alors soyons sûrs que c'est avec la bonne personne que vous faites affaire. Les jeunes qui débarquent chez nous n'achètent pas de voiture, nous sommes sponsorisés par Audi, ils fournissent les joueurs.»

- L'importance du manager - «Le manager n'est pas la personne la plus importante d'un club. Je dis toujours, le plus important, ce sont les supporters, ensuite le propriétaire, ensuite les joueurs et enfin le manager. Mais le manager est celui que tout le monde observe. Et je pense être bon dans ces moments-là, bon pour faire faire pencher des états esprit du négatif au positif. À la maison, je ne suis pas bon pour ça, ils me connaissent trop bien. Je ne peux pas me cacher.

- Sa vie à Londres - «Je pense qu'à Londres, les gens savent quand ils peuvent déranger et quand ils ne peuvent pas. Ils ont conscience qu'une personne a besoin d'espace, qu'elle mérite du respect. Si je suis dérangé, c'est toujours pas un étranger. Au restaurant, les Anglais attendent que j’aie fini de manger avant de me demander un selfie ou un autographe. Et c'est la même chose dans la rue. Personne ne me dérangera si je suis en famille à cause d'un résultat négatif. Impossible. À Milan, à Madrid, ça m'arrivait tout le temps.»

- Alex Ferguson - «J'ai senti qu'il avait deux côtés lorsque je l'ai affronté avec Porto en 2004. Le premier côté, c'est un Ferguson compétiteur, qui faisait tout pour gagner. Et de l'autre côté, j'ai trouvé un homme de principe, avec du respect pour ses adversaires, du fair-play.»

- Son onze de rêve - »Cech – Zanetti, Terry, Ricardo Carvalho, Gallas – Makelele, Lampard, Özil, Hazard – Drogba, Cristiano Ronaldo»


Ibrahima Guindo

Jeudi 9 Avril 2015 - 17:20



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