Chokri Belaïd, un responsable de l'opposition tunisienne assassiné



L'avocat Chokri Belaïd, figure de l'opposition tunisienne de gauche, a été victime d'un attentat, mercredi 6 février. | AFP/FETHI BELAID
L'avocat Chokri Belaïd, figure de l'opposition tunisienne de gauche, a été victime d'un attentat, mercredi 6 février. | AFP/FETHI BELAID
L'avocat Chokri Belaïd, figure de l'opposition tunisienne de gauche, a été victime d'un attentat, mercredi 6 février. Alors qu'il sortait de son domicile, le secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié, allié au Front populaire, a été visé par des tirs.

"Une balle l'a touché à la tête, l'autre dans le cou", indiquait au Monde l'avocate militante des droits de l'homme Radhia Nasraoui, en pleurs, jointe par téléphone alors qu'elle se rendait à la clinique Ennasr de Tunis où le blessé avait été transporté.

Peu après, le décès de Chokri Belaïd a été annoncé par sa famille, provoquant une vive émotion à Tunis. En fin de matinée, un millier de Tunisiens étaient déjà rassemblés dans la capitale pour dénoncer l'assassinat de cet avocat médiatique qui ne ménageait pas ses critiques contre le parti islamiste au pouvoir, Ennahda. Et la foule continuait de grossir, scandant des slogans contre Ennahda ou chantant l'hymne national, face au ministère de l'intérieur situé sur l'avenue Habib Bourguiba, haut lieu de la révolte de 2011.

D'autres Tunisiens en colère commençaient à manifester à Sidi Bouzid, Kasserine, Béja et Bizerte, certains s'en prenant directement aux locaux d'Ennahda qui ont été saccagés à Mezzouna, près de Sidi Bouzid, et à Gafsa.

Réagissant à cette nouvelle, le premier ministre tunisien Hamadi Jebali a dénoncé "un acte criminel, un acte de terrorisme pas seulement contre Belaïd mais contre toute la Tunisie". Le président tunisien Moncef Marzouki a pour sa part annulé sa participation au sommet de l'Organisation de la coopération islamique au Caire pour rentrer d'urgence à Tunis.

Le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi, a également dénoncé le meurtre de Chokri Belaïd comme un "acte lâche qui vise la révolution et la stabilité" de la Tunisie. Les tueurs "veulent un bain de sang mais ils ne vont pas réussir", a-t-il dit, rejetant les accusations de l'opposition qui rend sa formation politique responsable de l'assassinat.
François Hollande condamne l'assassinat

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Source: Le Monde.fr

Dépêche

Mercredi 6 Février 2013 - 13:17


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