Collectif des Avocats de Karim Wade: « L’Etat du Sénégal instrumentalise la justice à des fins politiques… »



Collectif des Avocats de Karim Wade: « L’Etat du Sénégal instrumentalise la justice à des fins politiques… »
La récente sortie du Ministre de la Justice, se dédouanant de toute implication dans la demande de rabat d’arrêt formulée par l’Etat du Sénégal, n’est pas du goût des avocats de Karim Wade. A travers un communiqué parvenu à la rédaction de Pressafrik, les « Avocats du prisonnier politique Karim Wade » disent prendre « acte de la déclaration de Monsieur Le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice par laquelle il affirme  qu'il n'est pas mêlé a  la demande de rabat d’arrêt formulée par l’Etat du Sénégal et son Procureur Général près la Cour Suprême du Sénégal contre la décision de la Chambre Criminelle de la Cour Suprême faisant droit a une demande de Monsieur Karim Wade sur la CREI ». Selon les conseils de l’ancien ministre, si Me Kaba dit ne rien à voir avec cette décision, la logique voudrait que « la demande d'annulation de la décision du 6 février 2014, confirmant les droits de Karim Wade sur la CREI » soit immédiatement retirée.


Ainsi les avocats de l’ancien ministre qui disent avoir la confirmation que « l’Etat du Sénégal instrumentalise la justice à des fins politiques dans le seul dessein de nuire aux ambitions politiques » relève « avec stupéfaction que le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice affirme que le prisonnier politique Karim Wade est soumis a une procédure équitable en dépit des déclarations constantes de la FIDH et de toutes les organisations nationales des droits de l’Homme (RADDHO, LSDH, Amnesty International), qui ont confirmé les violations des droits de l’Homme et du droit à un procès équitable de Monsieur Karim WADE ». 
« Le Collectif des Avocats du prisonnier politique Karim Wade s'interroge et interpelle la Chancellerie sur ce que, sept recours de Karim Wade, dont certains ont été déposés depuis plus de quinze mois n'ont été ni programmés ni jugés par la Cour Suprême alors que la demande de rabat d'arrêt de l'Etat du Sénégal par son Procureur Général a été programmé au bout de deux mois; étant précisé qu'une telle procédure dure en moyenne un a deux ans.


L'opinion publique nationale et internationale gagnerait à être élucidée sur ces faits par le département de la justice » conclut le communiqué. 


Lundi 18 Août 2014 - 12:31



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter