Collectif des victimes de «Agir Immo»: Sit-in ce 11 juillet pour un «combat de principe» - Soutien des députés et des droits de l’hommiste



La lutte continue pour les victimes d’Agir Immo. Et dans cet ordre d’idées, le collectif de ces victimes a investi la Place de l’Obélisque, ce vendredi. «Tout ce qui est à notre disposition, on n’hésitera pas à recourir à ces moyens parce qu’avec Abdoulaye Youssou Diagne, il faut recourir à tous les moyens conventionnels pour l’amener à nous payer notre argent. 2,5 milliards, c’est beaucoup d’argent», scande Moussa Ndao, le porte-parole du collectif qui annonce un sit in pour le lundi prochain. «Le procès se tiendra le 14 juillet mais pour le moment, on va dérouler notre programme d’activités qui va consister à occuper la place de l’Obélisque… », prévient ce dernier qui indique qu’«(ils) vont mener la bataille de la mobilisation» pour un «combat de principe».

Les parlementaires ont décidé d’accompagner ces victimes dans leur combat. Seynabou Wade cite le ministre des Finances. Ce, dans la mesure où selon ces propres termes, «ces domaines appartiennent à l’Etat » et «c’est un service rattaché » audit ministère. «Ils ont fait ce qu’ils avaient à faire, ils ont porté plainte, la justice est là-dessus. Notre rôle en tant que parlementaires, c’est qu’il y est au moins des terrains en attendant».

Sur la même lancée, le député Cheikh Oumar SY veut que justice soit faite dans ce dossier. La Rencontre Africaine de Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) par la voix de son secrétaire général n’entend ménager «aucun effort pour renfoncer le collectif dans son combat pour que les victimes rentrent dans leurs droits». «Il nous semble dans ce pays qu’il y a des intouchables. Nous avons constatons qu’il y a des zones d’ombre dans cette affaire. Son dossier prouve qu’il y a des intouchables au Sénégal. Un Etat de droit veut qu’il y ait un traitement équitable de tous les citoyens. Cette affaire est le plus grand scandale de notre pays au vu du préjudice et du nombre des victimes. Nous voulons qu’il soit une jurisprudence dans notre pays» «Ces victimes ont droit à la justice, à la réparation du préjudice subi », décline Abdoubacry Mbodj.

L’affaire qui oppose la société immobilière «Agir Immo» à ces victimes date de 2011. Plus de 1.000 Sénégalais attirés par l’offre d’Abdoulaye Youssou Diagne, ont versé 2,5 milliards de F CFA pour acquérir des terrains. 


Vendredi 8 Juillet 2016 - 18:58



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