Concertation nationale : Idrissa Seck déplore un dialogue de circonstance

Le président du parti politique Rewmi s’est exprimé hier sur le dialogue national qui a commencé samedi entre le chef de l’Etat et les forces vivement de la nation. Et, selon, Idrissa Seck, l’idée de concertation nationale sur les questions nationales est à saluer, même s’il trouve que l’appel au dialogue est venu tardivement.



Concertation nationale : Idrissa Seck déplore un dialogue de circonstance
Selon, le président du conseil départemental de Thiès cet appel au dialogue est tout à l’honneur de Macky Sall, «le fait de prendre l’initiative d’appeler les autres fils de la Nation à la concertation est un mérite à saluer. Cela demande du courage et je pense qu’il mérite d’être encouragé dans cette direction. Le seul problème que je vois c’est que le dialogue ne devait pas se faire, comme ce fut le cas pour le référendum, dans la précipitation et sous la pression. Et il ne devait pas se faire sous l’emprise de la passion de manœuvres ou des calculs politiciens. C’est un sujet d’une extrême importance pour notre pays. Notre sous-région est traversée par des tensions importantes et le Sénégal constitue une sorte de refuge et havre de paix exemplaire dans son modèle démocratique doté de ressources humaines de très grande qualité qui rayonnent à travers le monde. Donc même si c’est tardif, le fait qu’il ait appelé au dialogue est à saluer», a déclaré Mr Seck.

Toutefois, de l’avis de l’ancien Premier ministre son parti, le Rewmi ne peut pas prendre part à ce genre de dialogue, «Ce que nous rejetons, c’est le dialogue de circonstance. Lorsque nous avons reçu la lettre d’invitation, j’étais frappé de constater que la lettre n’avait pas de destinataire. Elle est pourtant issue du cabinet du président de la République et porte sa signature. Ensuite le monsieur qui nous l’a amenée nous a dit qu’il ne connaissait pas l’adresse du siège de Rewmi. Ce qui est extrêmement grave parce que c’est la preuve que dans processus d’organisation du dialogue, le ministre de l’Intérieur n’a pas dû être associé parce que lui en principe doit avoir l’adresse de toutes les associations privées dont les partis politiques en particulier qu’il doit appeler régulièrement à la concertation. Ensuite, l’identité de ceux qui doivent participer au dialogue n’a pas été spécifiée mais plus fondamentalement nous avions déjà déclaré par la voix de Thierno Bocoum que nous ne participerions pas à un dialogue de circonstance. Le congrès l’a réaffirmé » a-t-il-dit.

Pour rappel, le Rewmi n’a pas pris part à ce dialogue et à préférer organiser une rencontre avec ces militants hier au siège de leur parti situé sur la vdn.

Khadim FALL

Dimanche 29 Mai 2016 - 13:12



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