Coopération France-Sénégal : 850 millions pour assainir les finances publiques

La France appuie le Sénégal pour une meilleure gestion des finances publiques. C’est dans ce cadre qu’une convention de financement a été signée ce mercredi 10 décembre à Dakar entre le ministre d’État, ministre de l’économie et des finances, M. Abdoulaye Diop et l’ambassadeur de France à Dakar, Jean-Cristophe Ruffin. Une enveloppe de 850 millions a été, à cet effet, dégagée par le Fonds de solidarité prioritaire du gouvernement français. Ces fonds vont renforcer les capacités des administrations économiques et financières sénégalaises.



L'Ambassadeur de France au Sénégal
L'Ambassadeur de France au Sénégal
Ces 850 millions sont destinés à la Direction générale des impôts et domaines (DGID), la Direction général des douanes (DGD), la Direction générale de la comptabilité publique et du Trésor (DGCPT), l’Agence nationale de la statistique et de la Démographie (ANSD), la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). La Cour des comptes fait partie des institutions ciblée par cette aide. Cet appui est pour une gestion plus efficace mais également plus transparente des finances publiques dans l’exécution des recettes comme des dépenses.

Cette convention de financement représente un engagement du gouvernement français à participer au financement du Projet d’Appui aux Administrations Financière et économiques du Sénégal (PAFIES). «C’est un projet très important pour la coopération française et qui traduit la confiance que nous plaçons dans la conduite des réformes dans le domaine de la gestion des finances publiques de façon à ce que le Sénégal puisse atteindre les standards internationaux en matière de transparence, d’efficacité et de rigueur des finances publiques», a déclaré l’Ambassadeur de France au Sénégal, Jean Christophe Rufin.

Il a ajouté : «ce projet permettra d’apporter un appui significatif aux besoins de formation des administrations concernées puisqu’il devrait permettre de financier toute composante confondue plus de 500 formations parmi lesquelles un grand nombre concerne les formations de formateurs qui vont permettre de répandre leur compétence».

Le ministre de l’Economie et des Finances, Abdoulaye Diop a, pour sa part, estimé que «cet appui que la France apporte au Sénégal constitue le prolongement de la première phase du PAFIES qui nous a donné une très bonne satisfaction». Il a, en outre, placé cette initiative dans le cadre des réformes budgétaires et financières engagées par le Sénégal et qui sont déterminées dans la mise en œuvre du programme économique en cours, soutenues par le Fonds monétaire (ISPE) mis en place.

Pour le ministre Sénégalais des Fiances, «cette deuxième phase du PAFIES permettra de parachever la mise en œuvre des programmes de réformes au sein des administrations économiques et financières bénéficiaires». Abdoulaye Diop a reconnu que «ce projet s’inscrit en droite ligne de nos priorités et qu’il contribue au renforcement de la gouvernance financière pour apporter plus d’efficacité à nos politiques en faveur de la réduction de la pauvreté».

Dans cette perspective, l’ambassadeur de la France à Dakar a précisé que l’intervention de la coopération française s’inscrit en parfaite cohérence avec celles des autres bailleurs de fonds notamment la Commission européenne, la Banque Mondiale, les Pays-Bas, le Canada, bref tous ceux qui pratiquent l’aide budgétaire mais également dans le cadre de l’accord en cour avec le Fmi au titre de l’ISPE.


Mercredi 10 Décembre 2008 - 15:53



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