Côte d’Ivoire: le procès de Simone reporté à ce jeudi 1er décembre

Comme on pouvait s’y attendre mercredi 30 novembre, le procès en assises de Simone Gbagbo s’est ouvert sans l’accusée et sans ses avocats. Aussi, le président du tribunal a-t-il décidé de reporter le procès à ce jeudi 1er décembre en donnant instruction à l’huissier de justice de transmettre une sommation à comparaître auprès de l’ex-première dame de Côte d’Ivoire. Simone Gbagbo et sa défense ont décidé de boycotter ce procès car ils n’ont pas obtenu la comparution de témoins clefs, selon eux, comme Guillaume Soro ou l’ex-chef d’état-major Philippe Mangou.



Cette audience de mercredi n’aura pas duré plus d’une heure. Constatant l’absence de Simone Gbagbo et de ses avocats dans le box des accusés, le juge Bouaki Kouadio, à peine étonné, a déclaré qu’un huissier de justice devrait signifier à l’ex-première dame sa citation à comparaître ce jeudi dans le cadre de ce procès pour crime contre l’humanité. Faute de quoi, si Simone Gbagbo et ses avocats persistent dans leur refus de se présenter, des avocats d’office seront désignés et le procès se poursuivra sans elle, a déclaré Ali Yeo le procureur général.
 
Une situation rocambolesque dans un procès en assise qui fait suite à des échanges très tendus mardi 29 novembre entre les différentes parties. Des échanges houleux liés au rejet par la cour des demandes de la défense qui exige la comparution des nombreuses personnalités liées à la crise post-électorale, comme l'actuel président de l'Assemblée nationale Guillaume Soro, l'ancien Premier ministre Jeannot Kouadio Ahoussou, ou encore l'ex-chef de l'armée, le général Philippe Mangou.
 
Comme il apparaît peu probable que ces personnes se présentent devant le tribunal, le procès devrait se poursuivre dans une configuration pour le moins inhabituelle. Un procès que la Cour pénale internationale à La Haye doit observer avec une certaine perplexité.
 
Aujourd'hui elle a refusé d'être représentée puisque ses avocats sont partis de la salle. Un avocat ne peut pas se lever en pleine audience et quitter la salle alors que le président de la cour est en train de parler... ils n'ont pas les moyens de se défendre, les témoins sont venus donner des informations précises et sûres sur les actions de madame Gbagbo... ses avocats cherchent à créer des incidents... c'est une stratégie de dépit
Maître Sounkalo Coulibaly: la stratégie de défense des avocats de madame Gbagbo est de créer des incidents pour renvoyer les audiences

Rfi.fr

Jeudi 1 Décembre 2016 - 06:39



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