Crise scolaire : L’unité des enseignants se fissure.

Suite à leur dernière rencontre avec le gouvernement, les syndicats qui composent l’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq), décident de reprendre les chemins des classes. Ils l’ont fait savoir hier lors de leur rencontre avec la presse.



Crise scolaire : L’unité des enseignants se fissure.
L’Union syndicale pour une éducation de qualité (Useq) a décidé de suspendre son mot d’ordre de grève, prenant ainsi à contrepied le Grand cadre qui a durci le ton. Cette suspension survient à la suite des discussions tenues avec le gouvernement. «Les engagements du gouvernement dans l’application de l’ensemble des points du protocole d’accord de février 2014 et la prochaine signature du décret d’application de la loi 61-33 modifiée cette semaine, nous ont poussé à suspendre nos mots d’ordre de grève», a déclaré Amadou Diaouné le coordonnateur de l’Useq. Amadou Diaouné, par ailleurs secrétaire général du Sudes tire la conclusion suite aux engagements du gouvernement: «Au regard de ces assurances, nous avons invité les enseignants à retourner dans les classes».

Sa collègue Marième Sakho Dansokho, secrétaire générale du Sypros, abonde dans le même sens et dénonce l’attitude de certains syndicats. «Il y a de nombreux syndicats qui font de la surenchère dans les négociations avec le gouvernement», déclare-t-elle. Et de poursuivre : «Quand on obtient plus de 50% de satisfactions dans les négociations, la raison voudrait qu’on mette fin à la grève», a-t-elle indiqué. Et la syndicaliste de conclure : «La surenchère syndicale a toujours occasionné des crises qui mettent en péril l’année scolaire».
L’Useq regroupe le Sudes, la Sneel/cnts, Sypros et l’Uden.

Ousmane Demba Kane

Mardi 21 Avril 2015 - 13:50



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