Cybersécurité et fraude électorale: Trump signe deux décrets qui font polémique

Le limogeage du directeur du FBI continue de faire des remous aux Etats-Unis. Jeudi 11 mai, Donald Trump a répondu aux questions d'une télévision, assurant qu'il voulait que la vérité soit connue concernant le rôle de la Russie lors de la campagne 2016. Mais le président a aussi signé deux décrets qu'il estime de la plus haute importance : l'un sur la cybersécurité, l'autre sur les fraudes électorales. Quitte à détourner l'attention, ces deux sujets font à leur tour polémique.



Cybersécurité et fraude électorale: Trump signe deux décrets qui font polémique
Orgueil ou stratégie ? Donald Trump n'a jamais abandonné l'idée qu'il avait gagné le vote populaire en novembre dernier. Lors de la présidentielle, il a en effet été élu grâce au système électoral, obtenant moins de voix que sa rivale Hillary Clinton dans ce scrutin au suffrage indirect. Mais ce serait selon lui à cause d'une fraude massive.

Le président américain a donc créé une commission sur le sujet, qui sera notamment dirigée par Kris Kobach. Secrétaire d'Etat du Kansas, celui-ci s'est justement fait connaître en étant l'une des principales sources de M. Trump pour affirmer que beaucoup avaient voté de manière irrégulière - ce qui n'a jamais été prouvé depuis.

Surtout, ses actions pour compliquer l'accès au vote en font la bête noire des défenseurs des droits civiques aux Etats-Unis. Ces derniers estiment que le renforcement des procédures empêche essentiellement les minorités ou les déclassés d'exercer leur devoir de citoyen dans le pays.

Cyberattaques

Mais Donald Trump a aussi signé ce jeudi un décret théoriquement moins polémique, pour lutter contre les cyberattaques au niveau fédéral. Tom Bossert, conseiller à la sécurité nationale, estime que « la tendance dans l'espace cybernétique va dans la mauvaise direction, et il est temps d'inverser cela dans l'intérêt du peuple américain. »

Il considère donc qu'il est temps de passer à l'action : « Nous constatons une augmentation des attaques de la part de nos alliés, ou principalement de nos adversaires, des hackers travaillant, ou pas, pour des Etats, et il n'est plus possible de rester sans rien faire.»

L'ironie, c'est qu'en 2016, Trump a justement profité de ces cyberattaques, qui seraient venues de Russie, et qui ont plombé la campagne de son adversaire démocrate. Même quand il voudrait changer de sujet, le président américain semble donc poursuivi par ses démons.

RFI

Ousmane Demba Kane

Vendredi 12 Mai 2017 - 09:16



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