Dakar-Bamako: les ministres des Infrastructures en pleine relance des activités



Dans le cadre du renforcement des liens d’amitié et de coopération entre le Sénégal et le Mali, Mansour Elimane KANE, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement a effectué une visite de travail du 04 et 06 décembre 2014, à Bamako auprès de son homologue malien, Mamadou Hachim KOUMARE, ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement. L’objectif de la rencontre était d’échanger sur les questions relatives à la situation de la société Transrail S.A., les perspectives de l’activité ferroviaire sur l’axe Dakar-Bamako et les difficultés liées au corridor routier Dakar-Bamako. 


A  l’issue d’échanges constructifs, les deux parties se sont accordées sur la nécessité, dans l’intérêt des deux peuples, de rendre plus compétitif le corridor Dakar-Bamako, notamment par le développement du chemin de fer. A ce titre, souligne le conseiller en communication du ministre, «après examen de la situation actuelle de la société Transrail S.A., les deux ministres se sont engagés à faire prendre des mesures allant dans le sens de la relance des activités, tout en sauvegardant les emplois ». En effet, les deux parties prévoient de rencontrer l’actionnaire majoritaire de Transrail S.A., avant le 18 décembre 2014 pour étudier les modalités techniques et juridiques de cette relance.


« Car le Mali reste la principale destination des exportations du Sénégal dans l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) et un maillon important dans le développement des rails dans le cadre du Plan Sénégal Emergent (PSE). C’est pourquoi, les autorités sénégalaise et malienne en charge des Transports terrestres ont aussi convenu de rencontrer les Partenaires Techniques et Financiers (PTF), comme la Banque Mondiale qui a donné son accord pour accompagner les deux pays dans le cadre de la relance du transport ferroviaire et la gestion des corridors Nord et Sud entre les deux pays ».
 

Au titre du transport routier, les deux parties ont convenu : de la nécessité, dans le cadre du contrôle de la charge à l’essieu, de rendre uniforme  l’application du Règlement N°14/2005/CM/UEMOA sur l’axe Dakar-Bamako ; et d’organiser des rencontres conjointes entre les deux Etats sur le respect du contrôle de la charge à l’essieu avec la participation de tous les acteurs du secteur des transports (les transporteurs, les chargeurs, les chauffeurs, les transitaires, les forces de sécurité, la société civile et la presse) ; de mettre en œuvre les textes prévus dans le cadre de la facilitation des transports dans l’espace UEMOA, notamment la Décision et la Directive relatives au contrôle routier , de prendre des mesures pour corriger et éradiquer les dysfonctionnements constatés par l’Observatoire des Pratiques Anormales sur les deux corridors Nord et Sud ;  de mettre en place un comité de suivi évaluation des actions proposées par les deux Etats dans la gestion des corridors.


De la mise en application du communiqué conjoint du 25 février 2014 relatif à l’utilisation de deux réservoirs au maximum connectés au moteur pour les camions de transport de marchandises, signé par les ministres de l’intérieur du Sénégal et de la sécurité et de la protection civile du Mali, en attendant sa relecture par les ministres compétents ; de la création d’une autorité autonome de gestion du corridor Dakar-Bamako, pour une prise en charge efficace de toutes les difficultés liées au transport et au transit entre nos deux Etats.


Par ailleurs, les deux parties ont procédé à  des échanges d’expériences sur l’entretien routier, le renouvellement du parc automobile, le contrôle technique des véhicules, la confection des plaques d’immatriculation et la sécurisation des titres de transports.


Mardi 9 Décembre 2014 - 20:00



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