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Des institutions de recherche agronomique s’invitent à la lutte contre la pauvreté

Trois instituts se sont réunis autour d’un projet qui va aider à la lutte contre la pauvreté. En effet, l’Institut d’économie rurale du Mali, l’Institut national d’environnement et de recherche agricole du Burkina Faso et l’Institut de technologie alimentaire du Sénégal vont mettre en commun leurs compétences scientifiques et techniques au profit des producteurs et transformateurs de mil/sorgho de ces Etats respectifs.



Des institutions de recherche agronomique s’invitent à la lutte contre la pauvreté
L’Institut de Technologie Alimentaire (ITA) a procédé ce mardi 9 mars au lancement du projet d’amélioration de la qualité post récolte et du conditionnement des produits à base de mil/sorgho afin d’accroître leur valeur marchande en Afrique de l’ouest. Le Directeur général institut de l’ITA, M. Ababacar Sadikh Ndoye a indiqué que: «la mise en œuvre de ce programme contribuera à coup sûr à lever la contrainte majeure liée aux mauvaises techniques de récolte, de transformation et conditionnement des produits et permettra en conséquence de faciliter leur commercialisation». Il a tenu à préciser que : «les objectifs assignés au programme restent ainsi une réponse à la problématique de l’insécurité alimentaire d’une part et à la faiblesse des revenus tirés de l’agriculture par les producteurs et les transformateurs de nos Etats, d’autre part». Selon lui, le projet est d’abord et avant tout un important levier pour faire accroître la production agricole et les revenus des opérateurs et opératrices de l’agroalimentaire évoluant dans la filière céréalière. Il participe ainsi à la lutte contre la malnutrition dans les états par la fortification des aliments en micronutriments prévue dans ses activités.

Dans cette même lancée, le Directeur de cabinet du Ministre d’Etat, Ministre des Mines, de l’Industrie, de la Transformation Alimentaire des Produits Agricoles et des Petites et Moyennes Entreprises, M. Mar Lô a salué ce projet car selon lui au plan nutritionnel : «plus de la moitié des ménages ne peut assurer à leurs membres une alimentation quantitative et qualitative. Les carences nutritionnelles posent en conséquence de véritables problèmes de santé publique». Le directeur de cabinet a aussi mis l’accent sur un point du projet qui lutte contre le sous emploi en milieu rural comme en milieu urbain. Ce qui constitue un axe stratégique important des politiques de réduction de la pauvreté dans leurs Etats respectifs.

Le projet couvrira le pays de l’Afrique de l’ouest : Bénin, Nigéria, Sénégal, Libéria, Congo, Togo, le Burkina Faso, le Niger et le Mali.

Marième FAYE

Mardi 9 Mars 2010 - 19:13



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