Des manifestants tombent à Kiev



Au moins trois manifestants ont été tués dans le centre de Kiev. L’un d’entre eux a été touché à la tête, au cou et à la poitrine. Des rumeurs circulent sur sa mort, qui a tiré ? Selon une source au sein du service médical improvisé de l’opposition, le manifestant a été tué par la police “probablement par un tireur embusqué”.

Le parquet ukrainien a confirmé qu’un second manifestant avait été tué par balles ce matin, alors qu’hier un jeune protestataire avait déjà trouvé la mort, en tombant d’une colonne du stade de foot au moment où la police chargeait les manifestants. 
Les affrontements ont éclaté ce matin lorsque la police a tenté de démanteler un campement de manifestants à l’aide de gaz lacrymogènes.
 

Des prêtres orthodoxes qui se trouvent aux cotés des manifestants ont prié pour ces victimes dans un hôpital improvisé…Selon le ministère de l’Intérieur, au moins 200 personnes avaient été blessées avant l’assaut de ce matin.

La nouvelle de ces morts a attisé la colère des 2 000 manifestants présents qui ont crié “assassins !” et “Gloire à l’Ukraine !” à l’intention des forces de l’ordre. 
Le pouvoir a donc choisi la manière forte au quatrième jour d’affrontements. Les forces anti-émeutes ont lancé l’offensive dans la rue Grouchevski, proche du gouvernement et du Parlement, des heurts d’une violence inédite à Kiev. Après avoir partiellement détruit les barricades, la police a semblé se replier, mais les violences se sont poursuivies et intensifiées encore.
Les manifestants ont jeté des cocktails Molotov en masse sur les forces de l’ordre, et celles-ci ripostaient avec des tirs de balles en caoutchouc et de grenades assourdissantes.
La police a procédé aussi à des arrestations, mais on n’en connait pas le nombre. 
C’est la nuit dernière à minuit que la nouvelle loi anti-manifestation est entrée en vigueur en Ukraine. Les manifestants, mobilisés depuis deux mois contre le président Ianoukovitch dans le centre de la capitale ukrainienne, risquent désormais jusqu‘à 5 ans de prison.

Cette offensive musclée des forces de l’ordre intervient au lendemain de la menace du Premier ministre ukrainien Mykola Azarov de recourir à la force.


Euronews

Mercredi 22 Janvier 2014 - 12:14



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