Direct procès de Karim et Cie: Bibo Bourgi solde ses comptes

Ledit témoin clé du procès du siècle contre Karim Wade et Cie dans le cadre d’un enrichissement illicite à hauteur de 117 milliards, ne rate pas la notaire Me Patricia Lake Diop, le Directeur général de la société AHS et Bara Tall dans son audition. Bibo Bourgi de dire qu’ «il est facile pour certaines personne de venir déclarer des choses » mais «cela ne veut pas dire que ce soit vrai ». « Je ne comprends pas l’acharnement de certaines personnes dans le mensonge », rage le prévenu face à la Cour ce mercredi.



Direct procès de Karim et Cie: Bibo Bourgi solde ses comptes
A la salle 4 du palais de Justice de Dakar, c’est la journée des prévenus. C’est ainsi que Bibo Bourg est en train d’être auditionné. Prévenu qui dit «ne pas comprendre l’acharnement dans le mensonge de certaines personnes ». Les cibles de Bibo Bourgi ne sont autres que la notaire Me Patricia Lake Diop et le Directeur général de la société AHS, Elimanel Diop qui ont déclaré, rappelle-t-il que c’est «Karim Wade qui l’a recommandée » pour la première citée tandis que pour le second que c’est « Wade-fils qui l’a recruté ». Faux, s’exclame le présumé complice du fils du président sortant. « je n’ai jamais aidé ou assisté Karim. Je ne suis le prête-nom de personne. J’ai contacté moi-même Me Patricia Lake Diop. Je ne comprends pas leur acharnement », affirme Ibrahim Aboukhalil dit Bibo Bourgi.



En ce qui concerne Arstand, précise le prévenu, le contrat de bail a été signé en 2005 et le projet a été réalisé sur un approche de financement par les acquéreurs permettant de minimiser les coûts. C’est ainsi que son frère et lui-même ont acheté cinq (5) appartements, il demeurait trois (3) appartements mis en attente depuis le déclenchement des poursuites par la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI). Selon ce dernier, dans ladite procédure, on lui reproche des irrégularités par rapport à l’attribution sur le bail et un échange de terrain intervenu entre le sieur Mody Ndiaye et l’Etat du Sénégal. Sur ces points, le présumé complice de Wade-fils de marteler qu’ «en dépit de qui a été avancé dans les accusations, la Cour se rendra compte que tout a été fait dans les règles».


Dans la mesure où la société «Arstand a obtenu son contrat de bail sur un terrain immatriculé et non sur un domaine maritime comme il a été dit». Et ce qui est sûr, selon toujours le prévenu : «Nous avons toujours suivi l’ensemble des procédures établies par l’administration » mais « nous ne gérons pas la manière dont nos demandes sont traitées, la façon dont on suit nos dossiers…». Le patron de Jean Lefèvre est intervenu dans la société Dahlia dans le cadre de laquelle, Bibo Bourgi sert avoir été confronté à beaucoup de problèmes notamment sur l’érosion. A ce niveau, le prévenu déclare qu’ «au détour d’une conversation, Karim m’a dit que Bara Tall est un spécialiste, il me l’a ensuite présenté. On a convenu qu’avec les travaux que Bara ferait (sécurisation du terrain, assainissement, gros œuvres…), je lui céderais 33 % des actions, nous avons constitué une société qui concrétiserait cet accord, moi avec Dahlia Limited et Bara Tall. Souleymane Sy était Directeur général et Bara, Président du Conseil d’Administration (PCA) ».



Un accord que semble regretté le prévenu car explique-t-il, « en 2011, Bara qui a demandé à me voir pour me dire que j’aurai vendu une partie du terrain ». « Cela m’a chagriné qu’il puisse penser cela, alors que je l’ai attendu ». Bibo Bourgi parle des déboires du patron de Jean Lefèvre avec les chantiers de Thiès. «J’avais la possibilité de faire autrement mais il subissait des difficultés, je n’ai pas voulu lui en rajouter ». Apportant un « éclaircissement de taille » selon ses propres termes, le prévenu scande qu’ «à aucun moment dans la structuration, des sociétés ont été faites pour simulation ou évasion fiscale». Pour Bibo Bourgi dans le cadre de ses poursuites judiciaires, «ce qui est désolant, c’est que quand je dis qu’une société m’appartient, on dit que je suis un prête-nom ».


Et « quand je dis qu’une société ne m’appartient pas, on m’en attribue la paternité ». Pour ce qui est des sociétés ABS SA, Daport, l’homme d’affaires sert n’être mêlé ni de près ni de loin. Et dans BMCE Capital, « je suis actionnaire dans une société actionnaire », assure-t-il.  Mais dans le cadre d’AHS, Bibo Bourgi déclare : «J’ai commencé à m’intéresser au «handling» quand j’ai eu connaissance des difficultés d’Air Afrique». 


Mercredi 28 Janvier 2015 - 13:24



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