EBOLA AU SENEGAL : Le sursaut national en marche !



EBOLA AU SENEGAL : Le sursaut national en marche !

Vendredi, le Sénégal a enregistré son premier de virus Ebola. Un jeune
guinéen qui a perdu sa mère et deux autres proches a importé la
maladie au pays de la Téranga. Après la panique qui a semblé gagner
les citoyens juste après l’annonce de la mauvaise nouvelle, un
consensus semble se dégager chez les Sénégalais. « Il faut ensemble se
mobiliser pour barrer la route à la maladie mortelle », semblent
chanter tous les citoyens du pays.
      Le ministre de la santé et de l’action sociale qui a joué la
carte de la transparence dès la détection du premier cas d’Ebola a
appelé les Sénégalais au calme et à la sérénité. Son message a été
très bien porté par la presse. Mieux,  d’une manière générale, les
médias ont fait preuve de responsabilité depuis vendredi.  Il n’y a
pas encore de discours trop alarmants pouvant accentuer la peur chez
les compatriotes…
Les acteurs politiques ont aussi joué leur partition. De retour d’un
voyage à l’étranger, l’opposant Idrissa Seck a félicité les acteurs
sanitaires pour leur professionnalisme et les mesures prises pour
faire face à la maladie. L’ancien maire de Thiès a aussi appelé les
citoyens à ne pas verser dans la panique.
    Le président du Conseil départemental de Thiès a été suivi dans sa
démarche par Mbaye Dione, responsable de l’Alliance des forces de
progrès. Le maire de Ngoudiane a appelé à un consensus national pour
lutter contre le virus Ebola.
    La démarche des acteurs, des autorités sanitaires et de la presse
est salutaire. Unis, les Sénégalais peuvent faire face. Cependant,
leurs efforts resteront vains si toutes les personnes qui vivent ou
séjournent au Sénégal ne jouent pas
franc-jeu. Ils ont l’obligation ne pas cacher les éventuels malades du
virus. Si l’oncle du jeune étudiant avait dès l’arrivée de son neveu
avisé les autorités sanitaires, la situation serait plus simple.
Certes les frontières sont fermées, mais à cause de leur porosité
certains peuvent tromper la vigilance des forces de sécurité pour
entrer dans le pays.  Toute personne qui reçoit une personne venue des
pays touchées doit
informer les acteurs sanitaires pour mieux faciliter la surveillance
épidémiologique. Un tel geste interpelle tous ceux qui vivent au


Lundi 1 Septembre 2014 - 13:59



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