Ecoeuré par le comportement de Wade, Baïla Wane alerte Macky et Pape Diop de la capacité de nuisance d’un père...

Il est dans tous ses états. « Dix mois de taule, même pas une phrase de soulagement ou même évoquer notre nom à côté de celui de Karim », rage l’ancien Directeur général de la Loterie Nationale Sénégalaise (LONASE). Tout pour dire que Baïla Wane ne sent pas concerné par le retour de Wade. Il est même écoeuré par le comportement de son ancien mentor qui ne se soucie que de son fils. Fort de ce fait, l’ancien responsable libéral de prévenir Pape Diop et Macky Sall en ces termes : « Il veut les détruire ». Ecoeuré par ces magouilles de mise au niveau du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), l'ancien dignitaire libéral dit avoir rejoint depuis belle lurette l'Alliance Pour la République (APR) du président Sall qu'il est bien décidé à soutenir.



Après dix mois passés en prison, Baïla Wane n’en a cure du retour de son ancien mentor, Me Abdoulaye Wade au Sénégal. Ce, d’autant plus dénonce-t-il, durant son séjour dans la citadelle du silence, « même pas une phrase de soulagement ou même évoquer » son « nom à côté de celui de Karim ». « De mon côté, la venue du président Wade au Sénégal ne représente pas en soi un événement. Il rentre chez lui… », dit l’ancien Dg de la LONASE qui est très loin d’en avoir fini car poursuit-il. « Quand on quitte le pouvoir déboussolé par une défaite à laquelle on s’attendait pas et malgré le fait qu’on retrouve avec retard et peine le chemin du retour, être accueilli de la sorte contre toute attente donne des idées. Le revoilà, Me Wade, en chef de troupe, prompt à apporter une alternative libérale en réponse à la division de sa grande famille, entretenue jadis à dessein et inspirée par lui pour appeler aujourd’hui à un rassemblement. Quel que soit le sort de ses initiatives, elles révèlent combien la prégnance du pouvoir conditionne un homme complexe au parcours déroutant et dévoile les entrelacs d’un subconscient en zigzag ».
 

Pis, l’ancien Dg de la LONASE n’en démord pas. « En réalité Wade cherche à créer un front libéral pour punir « un fils » rebelle qui a eu l’outrecuidance de lui prendre le pouvoir et a poussé l’affront jusqu’à empoissonner son vrai fils, Karim Wade. Cet enfant qui n’a pas été comme nous autres et qui parce qu’âme bien née ne devrait être qu’au-dessus de nous tous. Tous chez Wade est consacré à ce besoin inexplicable de libérer son Karim pour ne pas entraver ce destin tracé et souhaité pour lui à la tête du Sénégal. Toute son énergie vitale est mobilisée par ce souci…Wade reste insensible  aux priorités du Sénégal, sourd à l’appel des dignitaires religieux. Il se considère intouchable, inattaquable, insubmersible, un état d’esprit boosté par cette grande mobilisation le jour de son retour qui lui confère un sentiment de surpuissance pouvant permettre dans son entendement, d’échapper aux lois habituelles.


Parce que le futur de son fils lui échappe, alors que lui-même se considère comme l’intermédiaire entre Dieu et les hommes. Wade est prêt à mener le combat de sa vie et n’entrevoit rien que le succès. L’emprise du pouvoir éteint toute lucidité et occulte toute possibilité de raisonnement. Heureusement que l’on a encore à l’esprit, le funeste destin que la Fontaine réserva à la grenouille qui se voulait plus grosse que le bœuf, et cela peut être rassurant pour un Etat fort. Le président Sall est averti… ».


Ce dernier selon Baïla Wane, ne devrait pas « ignoré qu’un accroc au pouvoir ne meurt jamais, il peut toujours détruire ». De ce fait, « il doit être aux aguets, c’est aussi valable pour Pape Diop ». Ce, dans la mesure où charge l’ancien dignitaire libéral, « le combat politique mêle cruauté et jeux de rôles avec une perversité inégalée. Le PDS (Parti Démocratique Sénégalais) est un parti truffé de chausse-trappe et de coupe-george téléguidés ou entretenus à dessein, où de légitimes ambitions se sont définitivement perdues. Il ne faut pas être politologues pour savoir que pour faire carrière en politique, il faut être un tueur. Ainsi les longues carrières sont celles qui ont accumulé sur leur passage les cadavres de rivaux imprudents. Le président Wade a essayé de tuer politiquement Pape Diop en lui destinant à distance une rafale : Il ne s’appellerait pas Pape Diop, il se serait livré à un sacrifice humain en tuant un albinos. Comme ces tirs n’ont pas atteint l’objectif, il faut s’y prendre autrement… ».


Baïla Wane dans une interview accordée au journal « libération », de clamer : « Je suis à l’APR depuis belle lurette. J’ai décidé de soutenir le président Sall » qu'il invite par ailleurs à apporter une réplique à la mesure de l'attaque de Wade car dit-il, "en politique, rien n'est superflu. Il faut une réponse politique à Wade. Il faut reprendre l'initiative, enclencher une bagarre éclaire, une offensive fulgurante au niveau des acteurs religieux, diplomatiques, politiques etc". 


Samedi 3 Mai 2014 - 11:49




1.Posté par Leuk le 03/05/2014 14:39
Prendre le mal par la racine.
Voilà ce qu'il est convenu de faire de cette histoire de la "Traque des Biens Supposés Mal Acquis"
Baïla doit prendre son mal en patience. Il restera un fils
Tot ou tard la Vérité finira par triompher

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