Espionnage de la NSA: l'Union européenne veut renforcer la protection des données

La question de la protection des données agite le Parlement européen, après les révélations concernant les enregistrements massifs de conversations des Français, pratiqués par l'agence américaine NSA (National security agency). Hier, mardi 22 octobre, le journal Le Monde a révélé que les diplomates français aux Nations unies avaient été mis sur écoute.



Le Parlement européen à Strasbourg. DR
Le Parlement européen à Strasbourg. DR
Une volonté commune des différents groupes politiques est en train d'émerger au Parlement européen pour renforcer et harmoniser la protection des données. Les députés sont d'accord entre eux, il existe une grande différence entre les Etats dans le domaine de la protection des données. Dans quelques pays, elles sont relativement bien protégées, alors que dans d'autres l'interception et l'enregistrement de ces données est facile.
 
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Certains eurodéputés, à l'image de l'écologiste français Yannick Jadot sont très remontés, surtout dans le contexte actuel : « Aujourd'hui, les différents gouvernements européens globalement, font des déclarations où ils sont scandalisés, mais n'interviennent pas à hauteur de l'atteinte à la démocratie que représente l'espionnage par l'administration américaine et par la NSA, s'agace-t-il. Pour ma part, je pense que la seule réaction politique lourde, ce serait de stopper les négociations de libre-échange avec les Etats-Unis. On ne peut pas s'asseoir à la même table des négociations, y compris pour négocier les règles en matière de protection des données personnelles, quand en même temps la partie concurrente de cette négociation vous espionne tous les jours sur vos portables ou dans vos ordinateurs. C'est inadmissible ». 
 
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Il est question également, dans la future législation européenne, de sanctionner lourdement les sociétés qui se rendraient coupables de piratage de données, y compris dans un but commercial.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Mercredi 23 Octobre 2013 - 12:05



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