Etat du Sénégal-ArcelorMittal: de "ce n’est que pure invention", Ali Ngouye Ndiaye annonce la réception des 75 au lieu des 225 milliards



C’est une bien patate chaude que le père de Karim Wade a largué contre Macky avant de rallier Paris ce 2 juin. A savoir la transaction pour le moins bizarre entre l’Etat du Sénégal qui accepté de recevoir 75 milliards alors qu’il y avait plus de 225 au bout. Le père de Karim qui déterre l’os de dire qu’avant son arrivée au pouvoir, les conventions que les compagnies minières signaient avec le Sénégal consistaient à verser à ces derniers les 15 % du profit. Ce qu’il n’a pas accepté au moment des négociations et demandé en guise de ristournes les 15 % de la production. Après les signatures des accords en 2007, dit-il, la société de Lakshmi Mittal n’a pas respecté ses engagements.que le Sénégal avait saisi la Cour d’arbitrage internationale de Paris. Et sur la base de l’évaluation du préjudice, faite par un expert, ArcelorMittal est condamné à payer 450 millions de dollars soit 225 milliards de F CFA.


« Mais entre temps, j’ai quitté le pouvoir. Bizarrement l’actuel régime a accepté de transiger à hauteur de 150 millions de dollars, c’est-à-dire le tiers du montant prononcé par la justice ». Le même jour, les services d’Ali Ngouye Ndiaye ne tardent pas : « La condamnation d’Arcelor par le tribunal à payer 450 millions de dollars à l’état du Sénégal n’est que pure invention. Sinon pourquoi ne pas encaisser cette argent plutôt que de chercher à transiger ». Selon le ministère des Mines, la procédure suit son cours et la phase de demande de réparation vient juste d’être ouverte ». Moins de 24 heures, revoilà la déclaration de la tutelle sur la question : « Avec le groupe Arcelor Mittal, nous nous sommes accordés sur un montant de 200 millions de dollars constitués d’un paiement cash de 150 millions de dollars et de l’ensemble des études avec toutes les données…Toutes les études qui ont été faites donc de 2006 jusqu’en 2009 parce que c’est pratiquement en 2009 que Mittal avait arrêté ces prospections estimés à 50 millions de dollars ce qui fait globalement 200 millions de dollars. Nous reprenons notre mine, nous avons annulé les décrets, nous avons encaissé 150 millions de dollars et nous avons une meilleure connaissance de la mine qui nous permet également pour le futur partenaire qui va arriver, de prendre ça en compte dans les négociations ». Sans rater l’accusateur Wade en disant « je rappelle que lorsqu’Arcelor venait à l’époque, il avait donné de l’argent ». Et assurer qu’aujourd’hui l’argent est entre les mains de l’Etat.



Ceci, au moment où la « Lettre du continent » lève le lèvre en indiquant qu’au sein du gouvernement et l’entourage du président Sall, lui-même, ça balance grave. Car en ce qui concerne l’exploitation des mines de fer de la Falémé (Sud-est), des « zones d’ombres » persistent. Des négociations qui s’apparenteraient selon la source davantage à un marché de dupes avec ce montant obtenu qui demeure très éloigné des prétentions initiales. La « Lettre du continent » qui parle de « compromis dans le compromis », soupçonne le « renflouement » de la trésorerie de l’Alliance pour la République (APR), le parti du chef de l'Etat sénégalais, à l’approche des élections communales du 29 juin. Pire, contrairement à Rasseck Bourgi et Sébastien Bonnard, les deux avocats du Sénégal dans ce dossier, la transaction finale a été conclue avec le concours de l’agent judiciaire de l’Etat, Aïcha Gassama-Tall, fille de l'homonyme de Macky Sall.


Vendredi 6 Juin 2014 - 12:39



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