Etats-Unis: Chris Christie, le nouvel ami républicain de Barack Obama

Barack Obama a annulé tous ses rendez-vous électoraux de la journée et s'est rendu ce mercredi 31 octobre dans le New Jersey, l'un des Etats les plus touchés par l'ouragan Sandy, afin d'évaluer l'ampleur des besoins. Le président était accompagné du gouverneur républicain Chris Christie, qui ne cesse de louer l'attitude du président, lui qui était pourtant l'un des plus sûrs soutiens de Mitt Romney dans la campagne électorale.



Etats-Unis: Chris Christie, le nouvel ami républicain de Barack Obama
Le changement de ton de Chris Christie envers Barack Obama a été aussi soudain que le déferlement de la tempête Sandy sur les côtes du New Jersey.
« Le président est comme un homme qui tâtonne dans le noir à la recherche d'un interrupteur », glosait-il la semaine dernière, lors d'une réunion de soutien à Mitt Romney. Mais, au lendemain du passage de la tempête, il déclarait sur les plateaux de télévision : « Obama a été remarquable. J'ai eu le président trois fois au téléphone. Il a été très attentif et m'a obtenu tout ce que j'ai demandé. »

Plusieurs raisons peuvent expliquer ce revirement. La plus simple : Chris Christie a cruellement besoin du gouvernement fédéral et de ses fonds pour remettre sur pied son Etat. La plus probable : Chris Christie doit remettre en jeu son mandat de gouverneur l'année prochaine et aura besoin des voix des électeurs d'Obama pour être réélu dans un Etat essentiellement démocrate. La plus cynique : Chris Christie souhaite se présenter aux primaires républicaines pour les élections présidentielles de 2016 et il ne peut espérer l'emporter que si Mitt Romney échoue à la présidence.
Quoi qu'il en soit, le bénéficiaire principal du retournement de Chris Christie est bel et bien Barack Obama, qui a quitté le costume de candidat pour revêtir celui de commandant en chef, solidaire des élus républicains touchés par la tempête, bien au-dessus des affrontements partisans de la campagne.

Obama veut éviter le syndrome Katrina

En se rendant dans le New Jersey, à six jours du vote, Barack Obama cherche avant tout à éviter le syndrome Bush-Katrina : il y a sept ans, son prédécesseur à la Maison Blanche n’avait fait que survoler une Nouvelle-Orléans meurtrie.

La cote de popularité de George W. Bush en avait plus que souffert. Mais dans le New Jersey, Barack Obama devrait aussi réaliser une belle opération de communication politique : le gouverneur de l’Etat était jusqu’à ces derniers jours l’une des voix les plus critiques à l’égard du président sortant.
Lors de la convention républicaine, Chris Christie avait appelé à voter pour Mitt Romney « parce que le pays a besoin d’un vrai leader, de quelqu’un qui veut agir et pas seulement paraître », déclarait le très populaire gouverneur.

Mais depuis deux jours, Chris Christie ne tarit pas d’éloges sur Barack Obama. Interrogé par la très républicaine chaîne de télévision Fox News pour savoir s’il souhaitait que Mitt Romney se rende lui aussi dans le New Jersey, Chris Christie a répondu par la négative : « J’ai un Etat à remettre sur pieds. Si vous pensez que je m’intéresse à la course présidentielle, vous me connaissez mal. »
 


RFI


Jeudi 1 Novembre 2012 - 11:34




1.Posté par lavie767 le 03/11/2012 13:06
Voilà bien une raison que la machine à dérégler le climat existe ''HAARP" afin de mettre les bâtons dans les roux au concurrent :)
et aussi à ceux qui vont aller voter pour lui, donc occupés avec leur dégâts suite à l'ouragan, ou va ce monde, j'ai lu un article quelque part que Sarkory à crée l'affaire Merah 11 jours avec les élections présidentielles et idem pour Obama, mais là Je suis de tout cœur et je plains ces pauvres gents qui se retrouvent dans ce froid sans électricité

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