Etats-Unis: colère et impuissance d'Obama sur la législation des armes

Lundi dernier, Aaron Alexis, un jeune informaticien perturbé de 34 ans, tuait douze personnes sur la base navale de Washington. Le président des Etats-Unis a donc participé hier, dimanche 22 septembre, à une cérémonie en mémoire des victimes. Barak Obama est revenu sur l'impossibilité de légiférer pour limiter le port d'arme au niveau fédéral. Tous les textes qui tentent de restreindre la vente et le port d'arme sont rejetés par les élus, soutenus et financés par les lobbies tels que la NRA (National rifle association).



Barack Obama lors de la cérémonie à la mémoire des victimes de la fusillade dans un immeuble de la Marine à Washington. REUTERS/Joshua Roberts
Barack Obama lors de la cérémonie à la mémoire des victimes de la fusillade dans un immeuble de la Marine à Washington. REUTERS/Joshua Roberts
Plus de 3 000 personnes étaient rassemblées autour des familles des victimes de la tuerie de lundi, et parmi elles, des représentants des associations qui militent contre les armes à feu. La colère est palpable car malgré les très nombreuses victimes et les promesses, le congrès américain est toujours incapable de trouver un consensus sur un contrôle fédéral de la vente d’armes.
Barack Obama en est conscient : « Je n’accepte pas, a-t-il déclaré, que nous ne trouvions pas un compromis de bon sens afin de préserver nos traditions, comme le deuxième amendement de notre Constitution sur la liberté des porteurs d’armes respectueux de la loi et qui, dans le même temps réduise la violence par armes à feu qui cause autant de panique. Mais il faut se rendre à l’évidence, le changement ne viendra pas de Washington ».
Dix fois plus de morts que dans les autres pays développés
L’Amérique connaît un nombre de morts par armes à feu dix fois supérieur à tous les autres pays développés, mais le deuxième amendement de la Constitution rend inaliénable, « le droit du peuple à détenir et porter des armes pour défendre sa famille, son bien ou sa vie ». Et ce droit est très efficacement défendu par de puissants lobbies.
En réalité, d’après les dernières études, les Américains de tous bords souhaitent un changement, mais ils sont loin d’être aussi organisés, structurés et financés que les groupes soutenus par fabricants et porteurs d’armes.

Dépéche

Lundi 23 Septembre 2013 - 16:08



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