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Evacuation en France: la CREI disant niet, les avocats de Bourgi passent par Macky



Les avocats de Ibrahim Aboukhalil dit Bibo Bourgi ont tenu un deuxième point de presse ce matin. Le but était de revenir sur le rejet par la Cour de Répression de l'Enrichissement Illicite (CREI) de la demande d'évacuation de leur client en France pour se soigner. La décision du juge Henry Grégoire Diop est tombée hier vendredi. Et les conseils du témoin-clé dans l'affaire Karim Wade, ne sont pas du tout contents.  Me Corinne Dreyfus Schmidt dénonce avec fermeté la décision de la Cour qu’elle qualifie comme étant  scandaleuse. Saluant la compétence des médecins sénégalais, selon elle, les conditions ne sont pas pour autant, réunies pour la prise en charge du cas de Bourgi qui est spéciale,  ici au Sénégal. La robe noire n'hésite pas à qualifier ce geste comme étant une non-assistance à une personne en danger. Me Papa Leïty Ndiaye considère que ce refus s’inscrit dans la logique de la Cour elle-même, qui n’a pas hésité invoquant en cela la jurisprudence de Hosni Moubarak qui a comparu devant la Cour couché sur une civière.


Pis, selon lui, la Cour a décerné le 31 Juillet 2014 un mandat d’amener contre Bourgi alors qu’elle savait pourtant ce dernier suivi en post opération et hospitalisé pour soigner une infection. Les  avocats du présumé complice de Wade-fils dans le cadre de la traque des biens dits mal acquis, n'arrivent tout simplement pas à comprendre pourquoi la Cour ne tient pas en compte des rapports des médecins qui disent que l'état de santé de Bourgi nécessite une évacuation sanitaire urgente en France.


Me Baboucar Cissé se demande toujours, pourquoi la Cour tient à juger Bourgi alors qu’il est gravement malade. Pour l'heure, ils exigent le renvoi du procès pour permettre à leur client de se soigner. Pour ce faire, la défense de Ibrahima Abou Khalil dit Bibo Bourgi ne manque pas de lancer un appel à l’endroit du Président de la République, Macky Sall pour un SOS pour sauver la vie de leur client. Ce, pour les recevoir en dépit de la séparation des pouvoirs. "Nous ne demandons qu’une chose, le renvoi du procès quelques semaines pour permettre à Bourgi de se soigner", plaide Me Corinne Droysfus Schmidt.




Samedi 23 Août 2014 - 16:34



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