Gabon : Le talentieux musicien Oliver N’Goma tourne la page



Gabon : Le talentieux musicien Oliver N’Goma tourne la page
Le Gabon, l’Afrique et les Antilles ont perdu dimanche un de leur prestigieux et talentueux musicien, Oliver N’goma, surnommé Noli. Il est décédé après avoir été transporté d’urgence dans un hôpital de Libreville. Il aurait succombé à une insuffisance rénale. Sa carrière musicale reste ponctuée de nombreux succès.

Né à Mayumba, dans le sud-ouest du Gabon en 1959, le père d’Oliver N’goma était un enseignant qui avait la réputation d’être le meilleur joueur d’harmonium dans la région.

En 1971, la famille Mayumba gauche de la capitale Libreville. Là, Oliver étudié la comptabilité au Lycée Technique. Très vite, il joue de la guitare et devient vite un amateur de la scène musicale.

Passionné de musique et de cinéma, il avait été engagé comme cameraman de télévision avant de se rendre à la France pour suivre une formation en 1988. Très vite, Oliver N’Goma était devenu une figure internationale du zouk, à l’africaine.

Son père est un grand joueur d’harmonium et sensibilise le jeune Olivier relativement tôt à la musique. Quand il intègre le lycée technique où il fait ses études, le jeune homme fait partie de l’orchestre du lycée en tant que guitariste.

Peu intéressé par la comptabilité, fiinalement, c’est dans le domaine de la télévision qu’il fait ses premières armes car le secteur de l’audiovisuel l’interesse beaucoup. Il devient cameraman. En 1988, il bénéficie d’un stage à Paris. Dans la capitale française, il fait une rencontre décisive pour son avenir artistique. Manu Lima, un réalisateur producteur de la scène afro-parisienne, ex-leader de Cabo Verde Show, s’intéresse aux maquettes qu’Oliver a concoctées chez lui, ses compositions attirant l’oreille du musicien averti.

Manu Lima assure la direction artistique du premier album du Gabonais sur lequel on trouve l’imparable Bané. Ce morceau devient un véritable tube international de l’année 1990. Un second titre de cet album, intitulé Icole marche aussi très bien. Il semble que cet album figure parmi les plus importantes ventes de disques du continent. Le mélange de sonorités zouk et de rythmes africains donnent un nouveau ton et fait danser les foules.

Fort du statut de star nouvellement acquis, Oliver N’Goma fait une nouvelle fois appel à Manu Lima pour un second opus qui sort en 1995, Adia. Suivront Seva en 2001, puis Saga en 2006. Celui que certains surnommaient "Noli" avait depuis quelque peu délaissé sa carrière musicale. Il était devenu directeur des programmes de la télévision gabonaise.

Très récemment, un film documentaire intitulé "Oliver N’Goma le crooner" du cinéaste René Sousatte et un livre "Olivier N’Goma artiste sentimental et moraliste" de Sylvain Nzamba sont sortis au Gabon. Il était aussi question que l’artiste reprenne le chemin du studio pour l’enregistrement de nouvelles chansons. Il n’en aura pas eu le temps. (avec les notes de RFI).

INFOSPLUSGABON/APL/MKT/GABON 2010

Mardi 8 Juin 2010 - 13:00



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