Génocide rwandais: des témoignages à charge contre Pascal Simbikangwa

Le procès de Pascal Simbikangwa devant la cour d'assises de Paris entre dans sa quatrième semaine. Cet ancien officier des renseignements rwandais est poursuivi pour complicité de crimes de guerre et complicité de génocide dans son pays en 1994. Jusqu'à présent, la cour s'est penchée sur le contexte historique du Rwanda ainsi que sur la personnalité et le parcours professionnel de l'accusé. Ce lundi 24 février, elle a commencé à entendre les dépositions des témoins à charge.



Dessin représentant l'accusé Pascal Simbikangwa lors de l'audience du 4 février 2014 à Paris. AFP PHOTO / BENOIT PEYRUCQ
Dessin représentant l'accusé Pascal Simbikangwa lors de l'audience du 4 février 2014 à Paris. AFP PHOTO / BENOIT PEYRUCQ

Depuis le début du procès, Pascal Simbikangwa répète qu’il était à Kigali « au lendemain de l’attentat contre l’avion du président Habyarimana », et qu'il n’a donc « pas pu participer aux appels au meurtre des Tutsis » dans sa région natale, près de Gisenyi. Toutefois, ce lundi, deux hommes de cette zone proche du Congo sont venus démonter son discours. Ils affirment qu’il était présent à une réunion publique, à Kibihekane, près de Rambura, le 7 avril 1994. Ils disent qu’ils le connaissent bien et identifient donc formellement l’ancien capitaine des services de renseignement et certains détails reviennent avec insistance comme cette voiture blanche à bord de laquelle il aurait circulé.

Pour le reste, les discours ne l’incriminent pas tous autant. L’un dit être arrivé en retard à la réunion et ne pas avoir entendu Pascal Simbikangwa prendre la parole. Un autre, au contraire, affirme qu’il a appelé à tuer les Tutsis présentés comme des ennemis qui avaient abattu l’avion présidentiel. Vingt ans après les faits, recueillir des témoignages est une tâche compliquée. Les souvenirs s'effacent, et à plusieurs reprises, les trois hommes appelés à la barre ce lundi s'excuseront de ne pouvoir répondre avec précision aux questions qui leur sont posées. 

Quoi qu'il en soit, quelle que soit la force des accusations lancées contre lui, Pascal Simbikangwa les rejette toutes. « Une fois encore, c’est un montage lié à la cupidité humaine, aux mensonges et à la haine », a-t-il lancé ce lundi, avant d’accuser l’association Ibuka Mémoire et Justice d'avoir « préparé ces témoignages pour récupérer ses biens ».

Au-delà des oublis, imprécisions et démentis, il y aura enfin eu la peur, ce lundi aux assises. Celle du dernier homme appelé à témoigner, qui a offert un vibrant témoignage. « Mon cœur n'est pas tranquille, a déclaré ce rescapé du génocide. Il y a treize ans, il avait interrompu un récit devant les enquêteurs du Tribunal pénal international pour le Rwanda, par crainte de représailles de la part du père de Pascal Simbikangwa. L'homme est aujourd'hui décédé, mais le témoin dit travailler avec un autre parent de l'accusé. « Vu les risques qui pèsent sur vous, nous regrettons de vous avoir fait citer à comparaitre », lui a répondu l'avocate générale.

Source : Rfi.fr
 



Mercredi 26 Février 2014 - 09:57




1.Posté par CESAR le 28/02/2014 19:30
Il y a eu des tapages médiatiques selon lesquels ce procès contre cet handicapé rwandais est un procès du siècle.Au regard de son dérouelement et des témoignages inconcevables pour tout Homme qui a une âme, il s'agit du folklore ou d'une mise en scène jurdiciaire.
1- L'accusé est irrémédiablement dans la chaise roulante depuis 1986, suite à un accident dé véhicule, lequel accident a mis définitivement fin à sa carrière militaire. Il est cyunique de soutenir que l'accusé est volontairement dans la chaise roulante depuis bientôt trente ans.
2- Après son accident, il a été réformé c'est-à-dire il quitté le fonction publique militaire et intégré un service civil à savoir le Service Centrale de Renseignements Rwandais.Depuis lors il est civil et nullement militaire et pour preuve, il est dit capitaine, grade qu'il avait le jour où il a été réformé.
3- En raison de son état de santé, il ne pouvait être positionné dans un poste qui requiert l'opérationnalité. Le bon sens l'exige. Il a donc été casé dans un poste purement administratif à savoir lire les dossiers sans importance significative et la presse, en faire une synthèse, le tout sous la supervision du chef de service, seul le décisionnel. Il est minable de soutenir devant un tribunal qu'un handicapé dans la chaise roulante était opérationnel c'est-à-dire aller sur le terrain pour recueillir des renseignements et torturés les opposant au régime Habaylimana qui, au demeurant, a définitivement pris fin le 16 avril 1994.
4- Au Rwanda, la guerre généralisée a commencé le 7 avril 1994 à 13h, heures de Kigali et elle était d'une rare violence.Le 8 avril 1994, pour leur sécurité , par un communiqué lu à la Radio Rwanda, le ministère de la défense a demandé aux Rwandais de rester chez eux et le 12 avril 1994n, le gouvernement intérimaire de Kambanda a fui Kigali laissant le Peuple de Kigali entre les mains des Tueurs des des centaines criminels sortis de prison car la prison central où étaient détenus les criminels les plus dangereux a été ouverte et ceux se sont enrôles dans la masse des tueurs des Rwandais, indistinctement d'appartenance ethnique.
L'accusé est dans la chaise roulante et le fait d'être en permanence dans une même position a pour effet des douleurs généralisées et conséquemment une prise quotidienne de médicaments et l'oblige d'être croué au lit.

Or, qu'est ce qui se passe devant la Cour d'Assises?
L'accusateur à savoir le Rwanda via Alain Gauthier fait défiler des soi-disant experts et témoins à charge contre l'accusé. Les affirmations des experts dont certains ne savent même pas que le Rwanda étaient en guerre depuis le 01/10/1990, que le Rwanda avait des institutions et des lois et que conséquemment il n'était pas un Etat sauvage, que depuis le 16 avril 1992, le régime Habyalimana a pris fin et dès ce jour au 06/04/1994, le Rwanda était dirigé par le coupe-Opposition-FPR et que le patron de service secrets rwandais à savoir Augustin IYAMUREMYE était un agent du FPR notoire, sont contradictoires et erronées. Certains témoins affirmé devant la Cour d'assises avoir vu l'accusé dans sa commune natale, Karago, soit à plus de 150 km de Kigali dès le 07/04/1994 sortir du véhicule qu'ils sont décrit, marcher et entrer dans une sale pour tenir une réunion dont l'ordre du jour était de génocider les Tutsi et parcourir les montagnes de la région du nord ouest du Rwanda car celle-ci est montagneuse en sommant la mort et la terreur contre les Tutsi. Autrement dit, le diable l'a sorti de sachaise roulante, lui a donné une potion magique pour qu'il marche, après ses méfaits contre les Tutsi, il l'a remis dans sa situation habituelle à savoir le crouer dans la chaise roulante jusqu'à la fin de savie. La journaliste de la Radio RTLM a, quant à elle, affirmé l'avoir du sortir de son véhicule, monter les escalier car il n'y avait pas d'ascenseur à la RTLM pour faire diffuses les messages appelants les Hutu a massacrer les Tutsi.Et du balcon de son bureau, elle a vu des armes qui étaient dans la voiture de l'accusé. Elle a affirmé avoir vu celui-ci sur les barrières sans préciser d'où et et quand entrain de distribuer les armes aux Hutu pour massacrer les Tutsi. Les dates et heures auxquels elle a l'accusé sont les mêmes que ceux indiqués par les soi-disant témoins de Bushiru, région natale de l'accusé. Autrement dit, celui-ci était à Kigali et dans Bushiru, à plus de 150 km de son leu de résidence les mêmes jours et aux mêmes heures.Il est donc un extraterrestre et un omniprésent.

Tous ces pseudos témoins, aucun n'a affirmé avoir vu l'accusé avec une tierce personne qui l'aidait à descendre de son véhicule car il ne peut nullement descendre de celui-ci sans aide externe.Il en est de même pour s'asseoir dans sa chaise roulante.
Il est regrettable que le juge n'a pas posé la question suivant aux témoins: s'ils ont vu effectivement l'accusé ou le connaissent réellement, au regard de son état de santé depuis 1986, est-il vraisemblable que son handicapé ait disparu uniquement pour povoir génocider les Tutsi et revenir après la commission des méfaits? A leurs yeux , est vraisemblable qu'il ait marché, percouru les montagnes de Bishiru en pleine saison de pluie et monté les escaliers seul? Pourquoi ils n'ont vu que lui et pas une autre personne était éventuellement avec lui s'ils reconnaissent qu'il est irrémédiablement handicapé et qu'il ne peut donc pas conduire un véhicule, sauf celui réservé exclusivement aux handicapé?

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