Grogne dans les collectivités locales : les adjoints au maire crient leur ras-le-bol

Les adjoints au maire déplorent la précarité de leur situation. Et, déterminés à la faire changer, ils se sont réunis à Kaolack et ont demandé au chef de l’Etat de corriger cette injustice à leur égard.



Les adjoints au maire demandent plus de considérations. En effet, lors de leur rencontre qui s’est déroulée à Kaolack, ils ont étalé leurs revendications et demandé à l’Etat de rectifier la donne.

 «Aujourd’hui, on ne peut pas parler de d’Acte 3 de la décentralisation et laisser en rade les adjoints au maire», a déclaré Cheikh Tidiane Diouf, premier adjoint au maire de Diass et porte-parole du jour.

Mais malgré leur rôle important, déplore M. Diouf, l'adjoint au maire ne bénéficie d’aucun privilège si ce n’est d’être appelé «maire». En plus de cette situation, il  fait savoir qu’il y a des collectivités locales «où les adjoints au maire n’ont aucun pouvoir de délégation. L’autre aspect, c’est qu’il y a des adjoints au maire qui sont payés dans le budget ordinaire des collectivités locales»

Selon lui, la piste pour rectifier le tir, serait de les «loger dans les fonds de dotation, comme les indemnités des maires», avant de faire savoir que «La plupart des adjoints au maire ne perçoivent même pas 50 000 francs Cfa».

Appelant les maires à les soutenir, ils ont tenu à rappeler que «les adjoints au maire n’ont pas de problème avec les maires titulaires, mais ce sont des insuffisances qu’ils ont décelées dans le code des collectivités locales », et qu’ils veulent faire corriger. 

Ousmane Demba Kane

Dimanche 26 Février 2017 - 10:14



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