Guérilla urbaine, casse et feu sur les édifices publics: La tactique des Thiantacounes pour libérer leur guide



Les disciples de Cheikh Béthio Thioune sont très décidés à ne pas laisser leur marabout croupir en prison. Ils affutent leurs armes et braves la force publique. Ils ont ainsi opté pour une guérilla urbaine. Selon une source thiantacoune, ils ont formé plusieurs petits groupes de dix à quinze personnes. Pendant que certains affrontent les forces de l’ordre, d’autres vont brûler des pneus pour bloquer la circulation, d’autres vont également s’attaquer aux édifices et biens publics.

Notre source de souligner que ce plan a été savamment orchestré et sera exécuté minutieusement. «Si le pays perd son calme et qu’il y a le feu partout, le Cheikh sera libéré», a-t-il déclaré. Selon lui, hier c’était juste une entrée en matière avec les cinq bus King long brûlés sur la VDN, les mairies à Thiès brûlées et mises à sac sans compter l’agence de poste de la cité du rail. Notre interlocuteur qui a requis l’anonymat a fait savoir qu’hier, ils ont juste vandalisé. «Mais si «le Cheikh» est inculpé et placé sous mandat de dépôt, la police et la gendarmerie réunies ne pourront rien contre nous. Nous mettrons le feu, tout le pays va s’embraser».

Pour rappel depuis mardi, Thiès vit dans une situation de tension. Des disciples de Béthio Thioune sème le désordre et affrontent les forces de l’ordre. Mais hier mercredi, ils ont haussé le ton en s’attaquant aux mairies d’arrondissement de Thiès Est et ouest, à la poste et autres édifices publics. Toutes enseignes qui étaient sur les axes ont été saccagées. Pour échapper à la vigilance des forces de sécurité, les talibés de Béthio Thioune enlève leur «njeel (portrait de leur guide qu’il porte au cou». En simple citoyen, ils brûlent et cassent tout sur leur passage.

Ces actes de vandalismes n'ont pas été sans conséquence pour eux. En effet, 37 thiantacounes ont été arrêtés et déférés devant le procureur pour trouble à l'ordre public. Ceux qui étaient arrêtés mardi sont déjà à la prison de Thiès. L'Etat semble ainsi opter pour la célérité et ne compte pas courber l'échine.


Jeudi 26 Avril 2012 - 11:53



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