ICS: Faute d’investissement sur le matériel, les accidents mortels se multiplient



 
Les Industries Chimiques du Sénégal (ICS) vont mal. Le contexte actuel fait de  grognes récurrentes des travailleurs qui réclament le paiement de leurs salaires et décrient le fonctionnement de l’entreprise,  en sont des exemples retentissants. Déjà en février dernier, le député Cheikh Diop fournissait à l’Assemblée nationale des chiffres qui donnaient froid au dos. En fin décembre 2013, la production des ICS a été de 260 000 tonnes. En prévision, 475 000 tonnes avaient été budgétisées. Au total, dans la période 2008/2013, le déficit de production et les pertes sont estimées à 215 000 tonnes. Un chiffre à revoir à la hausse, selon des cadres de l’entreprise. Présentement, les ICS ne parviennent même plus à faire plus de 60% de la capacité de production installée. Les outils de travail se détériorent à un rythme soutenu. ‘’Il n’y a plus d’arrêt annuel du travail comme auparavant.


En réalité, la réorientation des marchés vers les entreprises indiennes ou asiatiques pour l’approvisionnement en pièces de rechange des équipements se fait au détriment des fournisseurs traditionnels qui en sont les concepteurs. La conséquence de tout cela, informent-on, c’est la multiplication des défauts et anomalies à la livraison et au montage. Ils confient la présence actuelle de plus de 100 cadres expatriés indiens facturés à 5 millions par mois mais qui ne perçoivent en réalité que la moitié, soit 2,5 millions.
 
‘’Le comble c’est que les ingénieurs indiens ne font rien sur le terrain, c’est à se demander s’ils sont réellement des ingénieurs, parce que souvent se sont nous autres Sénégalais qui faisons le travail à leur place’’, lâchent-on sur place. L’approvisionnement en matières premières et intrants est devenu plus qu’irrégulier alors que livre le journal "Enquête", le non respect des normes sécuritaires, un tueur à gage. Entre 2008 et 2013, quatre accidents mortels ont été enregistrés dans l’entreprise


Mercredi 7 Mai 2014 - 15:44



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