Impact de l’éco-tourisme à Toubacouta : quand les jeunes désertent l’école pour se faire de l’argent

Le tourisme est devenu incontournable pour le développement de cette localité. Elle compte trois grands hôtels et 19 campements de vacances. Ainsi, l’éco-tourisme est devenu l’une des activités phares dans cette zone. Elle attire, aujourd’hui, de nombreux jeunes, notamment des élèves qui n’excluent pas d’abandonner l’école pour tirer leur épingle de jeu.



Impact de l’éco-tourisme à Toubacouta : quand les jeunes désertent l’école pour se faire de l’argent
Dans le village de Toubacouta, l’essor du tourisme représente un réel danger pour l’éducation des jeunes. Selon Docteur Abdou Sarr, président de l’association des parents d’élève l’impact du tourisme sur l’éducation dans la localité peut être analysé sous deux (2) angles. « Grâce à la présence des touristes, certaines familles parviennent à payer l’éducation de leurs enfants jusqu'à l’université. Des jeunes sont souvent pris en charge entièrement par des touristes.


La règle, c’est d’abandonner très tôt l’école pour aller devant les hôtels pour faire du « Bamsing », un terme local, donné au fait de courir derrière les blancs. D’ailleurs, selon des témoignages recueillis sur place, les premiers mots que les jeunes de ce village parviennent à marmonner en français, c’est « Toubab (Blanc) donne moi de l’argent ». Le nec ultra de ce fléau qui a perdu, l’éducation dans cette localité, c’est d’avoir une « mamarine ». C’est-à- dire, une épouse blanche, qui prend en charge les dépenses de la famille et vous donne le privilège d’aller en Europe.




Au niveau du lycée, il y a un problème de modèle pour les élèves. « Le président des parents d’élèves doit pouvoir être une référence pour les jeunes. Et on ne peut pas faire d’une référence quelqu’un qui n’a pas fini le secondaire, à la limite, c’est un contre-modèle », explique Dr Abdou Sarr. En plus de cette situation, il y a des patrons d’hôtels qui préfèrent des étrangers aux jeunes de la localité comme employés. Mais, « il faut reconnaitre qu’il n’y a pas que des choses négatives dans le tourisme, car il participe au développement de la localité », selon Souleymane Sylla, vice-président de l’Association pour le développement de Toubacouta. Cette structure a pour mission d’unification, de solidarité et de développement. Elle mène depuis quelque temps des journées de sensibilisation sur le fléau du tourisme sexuel au niveau des écoles. Elle travaille pour cela avec les associations sportives et culturelles de la localité.

 
De l’avis de M. Sylla, le plus difficile pour cette association, c’est de trouver des partenaires pour réaliser les grands projets. Parmi ceux-ci, on peut retenir le ponton qui doit faciliter les débarquements des pêcheurs sur les berges du fleuve de Toubacouta. Cette infrastructure est primordiale car, la mangrove représente un danger pour les pêcheurs qui débarquent pendant la nuit. « Il y a aussi la volonté d’obtenir un campement de vacances dont les  revenus seront consacrés à la création d’emploi pour les jeunes », soutient le vice-président.



Vendredi 7 Mars 2014 - 10:48




1.Posté par THESE le 12/03/2015 10:30
Je connais bien Toubacouta ; où se situe ce nouveau ponton ; il y a déjà le ponton près de la miellerie

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