In Memoriam. Édouard Glissant, le chantre de la créolisation (1928-2011)



In Memoriam. Édouard Glissant, le chantre de la créolisation  (1928-2011)
L’ECRIVAIN

Le poète antillais, Édouard Glissant, figure de proue de la «créolisation», du métissage et de la diversité culturelle est décédé ce jeudi 3 février 2011 à Paris à l’âge de 82 ans.
Il est mort ce matin. Il était dans un état critique depuis quelque temps mais nous avons travaillé ensemble jusqu'au bout », a déclaré Emmanuelle Collas, directrice des éditions Galaade (Paris), qui ont publié une partie de l'œuvre de l'écrivain.

Né le 21 septembre en 1928 à Sainte-Marie, (Martinique) dans le nord de la Martinique, il a fait des études de philosophie à la Sorbonne en 1946 et obtient son doctorat ès-lettres. En 1958, il publie son roman La Lézarde qui remporte le prix Renaudot. Cet intellectuel qui ne sépara jamais sa création littéraire d'une réflexion militante, forge le concept d’abord d’„antillanité“ et puis celui de “créolité”. Il prolonge ainsi celui de Négritude du triumvirat Césaire, Senghor, Damas. Cependant, il défend son concept «d’antillanité» qu’il rattache au continent américain plutôt qu'à l'Afrique. Sa réflexion l'amène ensuite à penser la "créolisation" comme un phénomène universel lié à la mondialisation des cultures qu’il définissait ainsi:

«Je peux changer en échangeant avec l'autre sans me perdre ni me dénaturer."
L’identité créole est constituée par trois siècles d’interférences. « Un Noir de Cuba, un Blanc de Guadeloupe, un Indien d’Haïti participent d’une même identité », soulignait-il
Militant engagé, il crée en 1959 le Front Antillo-Guyanais d'influence indépendantiste puis autonomiste qui lui vaudra des démêlés avec l’état français. Edouard Glissant va connaître l'exil. Le gouvernement de Charles de Gaulle l’accuse de „séparatisme“, l’expulse des Antilles et l’assigne à résidence en métropole de 1959 à 1965; ce qui ne l'a pas empêché de signer le Manifeste des 121 (Déclaration sur le droit à l'insoumission dans la guerre d'Algérie) en 1960. Il s’élève contre le système colonial et la guerre d’Algérie.

Poète, romancier, philosophe, dramaturge, essayiste Glissant est l’auteur d'une œuvre complexe dans laquelle se mêlent des souvenirs, légendes, l’histoire, la poésie et des réflexions philosophiques. Edouard Glissant a ouvert la voie aux écrivains de la créolité, plus jeunes, tels que Patrick Chamoiseau avec lequel il publiera, le manifeste "Quand les murs tombent" pour s’opposer à la création en France d'un ministère de l'Immigration, de l’Intégration et de l'identité nationale. Glissant a influencé une génération d'auteurs Antillais, dont Raphaël Confiant.

Edouard Glissant était professeur distingué de littérature française à la City University de New York. aux Etats-Unis. Il a également enseigné en Louisiane à l’université de Bâton-Rouge, où ses cours sur William Faulkner ont fait autorité. De 1982 à 1988, il dirige la revue «Le Courrier de l’Unesco.»
En 2007, il a fondé l'Institut du «Tout-monde. Site d'études et de recherches dédié aux mémoires des peuples et des lieux du monde", pour favoriser "la pratique culturelle et sociale des créolisations" et pour permettre la diffusion de "l'extraordinaire diversité des imaginaires des peuples". Toujours dans l'esprit de promotion de la diversité, il avait salué en 2009 l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis en lui dédiant L'intraitable Beauté du monde. Adresse à Barack Obama".

L’ŒUVRE d’EDOUARD GLISSANT

L’œuvre d'Edouard Glissant a été marquée par une réflexion militante contre les racismes de toutes sortes et le rappel de l'esclavagisme, qui a entaché selon lui les rapports de la France avec l'Afrique et l'Outre-mer. Son œuvre d’une densité intense est une partition poétique unissant passé et présent. Renouvelant la langue dans ses écrits, il fait de la relation, du divers et du paysage les maîtres-mots de sa poétique. Il a publié dans tous les genres. Parmi les romans, on note:

La lézarde


Dans une île tropicale, de jeunes révolutionnaires décident de tuer l'homme chargé de réprimer les soulèvements populaires. Leur premier acte de liberté est un meurtre. La Lézarde, rivière qui unit les montagnes secrètes à l'océan, accompagne, dans sa traversée, les étapes dramatiques que vivent Mathieu, Thaël et leurs amis, leur montrant le chemin du monde. Ce livre exceptionnel témoigne de l'émergence de la parole antillaise et de la genèse d'un langage. L’auteur a obtenu le Prix Renaudot en 1958.

La case du commandeur

Quand, dans le champ de cannes martiniquais où il travaille, on vient lui annoncer la naissance de sa fille Marie, Pythagore Celat, qui désirait un fils, crie "Odono !", réminiscence d'un mot ancestral, africain, d'avant la Traite. Ignorant de sa signification précise, chacun l'accommode au gré des circonstances. A partir de la naissance de Marie (1928), héroïne principale, l'obsession des origines va donner corps à une saga qui remonte dans le temps pour recomposer la généalogie et l'histoire de la famille Celat. (4ème de couverture).

Discours antillais

Cette étude magistrale relate la situation historique, sociale, culturelle, littéraire, politique, linguistique en Martinique et dans les Antilles.

Le quatrième siècle

Ce roman publié en 1964, retrace l'histoire des Noirs, déportés aux Antilles à la fin du 18e siècle, la traversée de l’Atlantique dans les cales des bateaux aux 17e et 18e siècles; l’installation des Africains dans les plantations du nouveau monde à la suite de leur capture par des négriers. Quelques familles se rebellent et s'évadent, les autres se résignent. Le métissage; les débuts du créole et la création d’une culture qui a pour base la souffrance et la mémoire.
D «Soleil de la conscience» (1956) au» Discours antillais» (1981), de La «Cohée du Lamentin» (2005) au» Quatrième Siècle» (1994), l'œuvre d'Edouard Glissant est la symbiose de la philosophie, du roman, de l'essai et de la poésie. Ses romans, du «Quatrième siècle» (Seuil, 1965) à «Ormerod» (Gallimard, 2003), sont orientés vers un monde imaginaire et mythique, loin de tout naturalisme, mais aussi du pittoresque propre à son environnement natal.

Mémoire des esclavages. Préface de Dominique de Villepin
est un ouvrage dans lequel il présente le projet qui lui a été confié, et retrace les étapes de cette histoire douloureuse.

„S'il y a une raison de fonder un Centre national autour d'un pareil sujet, c'est-à-dire de cet esclavage-ci plus particulièrement, oui de cet esclavage-ci, africain, caraïbe, américain, transindien, européen, alors que nous savons que tous les esclavages sont également monstrueux et hors humanité, peut-être la trouvons-nous avant tout dans ceci qu'il a intéressé la plupart du monde connu à l'occident du monde, c'est-à-dire qu'il a établi un lien d'un ton nouveau entre pays et cultures, que ce lien, on a voulu le faire méconnaître, qu'il a brassé un nombre incalculable de beautés dans un nombre aussi incalculable de supplices, qu'il en est résulté la créolisation de ce grand pan du monde, créolisation aussi belle que sa démocratisation, qui a répercuté sur une partie de notre monde actuel et qui a fait que nous y sommes entrés, et qu'alors ce Centre doit être national parce que c'est là le meilleur chemin pour en démultiplier toutes les approches et toutes les résonances internationales. " Edouard Glissant “Mémoire des esclavages “

Les entretiens de Bâton Rouge d'Edouard Glissant, avec Alexandre Leupin» s'ouvrent sur la construction de l'identité européenne et, par voie de fait, des créolisations, ils se poursuivent logiquement autour des questions de langue, de poésie et de littérature.

L’œuvre de Glissant est marquée du sceau de son passé historique: la traversée des populations africaines envoyées aux Antilles apparaît dans presque toute ses ouvrages. Son refus de toute domination occidentale demeure le fil d’Ariane de sa pensée littéraire. Il manifeste sa révolte contre les racismes de toutes sortes et rappelant la tâche indélébile de l'esclavagisme sur les relations de la France avec l'Afrique et tout "l'Outre-mer".

S'opposant à tout système imposé, à tout refus de l'autre, Edouard Glissant a été le chantre du métissage et du dialogue. Lui-même a refusé de s'enfermer dans un genre unique, passant allègrement du roman, à l'essai ou à la poésie au sein de chaque ouvrage.

Son dernier ouvrage La Terre le feu l’eau et les vents est une anthologie de la poésie mondiale qui regroupe des auteurs qui demeurent pour lui les grandes voix du «Tout Monde»: Ainsi Nazim Hikmet, Dante, côtoient Tchicaya U’Tamsi et Arthur Rimbaud selon des «rapports d’énergie, des apaisements et des somnolences, des fulgurations de l’esprit et de lourdes et somptueuses chemins sons de la pensée ».

Son concept du «Tout Monde»

Cette notion de "Tout-Monde" repose "sur le désir de concevoir nos différences sans craindre les différences de l'autre", comme il l’affirmait au cours d’une interview. Dans sa théorie du "Tout Monde", toutes les cultures se valent et échangent sans pour autant se dénaturer. C’est une conception qui s’oppose á la mondialisation, un espace sans frontières où tout un chacun peut exprimer librement sa pensée, un idéal humain et une philosophie humaniste qui ne s’enferment ni dans les a-prioris et idées préconçues ni dans les préjugés.

Après avoir créé, en Martinique, un centre de recherche et d'enseignement, ainsi qu'une revue baptisée Acoma, Edouard Glissant avait fondé, à Paris, un Institut du Tout-monde, et mis ainsi en pratique cette philosophie humaniste du «Tout monde» pour "favoriser la pratique culturelle et sociale des créolisations", et permettre la diffusion de "l'extraordinaire diversité des imaginaires des peuples".

HOMMAGE DE LA NATION

Dès l’annonce de son décès par les éditions Galaade, de nombreuses voix ont tenu à lui rendre hommage ainsi le président français Nicolas Sarkozy a salué :
«la mémoire de ce grand penseur des Antilles et du monde, dont les travaux ont été salués par de nombreuses distinctions littéraires.

Le président français est revenu sur son parcours en ces termes:
«Poète, romancier, essayiste, philosophe et homme de théâtre, Édouard Glissant aura marqué la pensée de notre temps de son empreinte énergique, pugnace et exigeante".
Puis il ajouté faisant allusion à ses racines culturelles:

"Grand Antillais qui a enraciné sa pensée au plus profond de sa Martinique natale, mais aussi grand théoricien de l’universalisme, il a développé jusqu’au bout une réflexion mettant l’Homme et la pluralité des cultures au cœur des grands mouvements de notre temps.»
Sarkozy a rendu hommage à l’écrivain antillais.

«inventeur des concepts de ‘mondialité’ de ’tout-monde’ ou encore de ’créolisation’, il aura plaidé inlassablement pour une approche de la diversité du monde fondée sur l’échange, le dialogue et la ‘poétique de la relation ».

Le maire de Paris, Bernard Delanoë lui a emboîté le pas en soulignant la profonde émotion qu’il ressent à l’annonce de son décès. La ville de Paris avait prévu de l’honorer ce mois-ci lors d’une cérémonie à l’hôtel de ville. C’est en ces termes que la maire a présenté ses condoléances:

«Son oeuvre et ses combats ont largement dépassé les frontières de son île pour en faire une figure reconnue et respectée mondialement. Homme engagé et militant il a aussi été un modèle pour la jeune génération d’écrivains antillais.

Au nom de Paris et en mon nom personnel, je salue avec respect la mémoire d’Edouard Glissant, et j’assure sa famille, ses proches et tous les Antillais de ma sympathie et de ma solidarité. Paris avait déjà programmé une manifestation pour honorer sa pensée le jeudi 10 février 2011 à l’Hôtel de Ville. Ce sera l’occasion de lui rendre un dernier hommage.»

Serge Letchimy président de la région Martinique affirme:
«Avec sa disparition, c'est un phare de la littérature qui s'éteint. En célébrant sa mémoire, je tiens à saluer l'écrivain mais aussi le philosophe, le professeur et le militant.»

La ministre de l’Outre-Mer, Marie-Luce Penchard a exprimé sa tristesse :
«C’est l’une des lumières des Outre-mer qui s’éteint"[..], "Edouard Glissant restera une grande figure de la littérature française qui, par ses racines antillaises, développa les concepts de «l’antillanité» et de la «créolisation» en leur donnant une dimension universelle.»

Audrey Pulvar, journaliste s’est confiée en ces termes à la presse:
«Je suis profondément touchée par la mort d’Edouard Glissant d’autant plus que nous avons des liens familiaux. C’était mon oncle par alliance, et il avait été un compagnon de lutte de mon père Marc Pulvar. Ils avaient combattu ensemble et avaient lutté ensemble pour l’éveil des consciences.»

Christiane Taubira, députée de la Guyane a déclaré:
«Edouard est un monument intellectuel, c'est aussi un splendide colosse" [..] "Cette apparence bougonne chez un esprit aussi aiguisé face aux complexités du monde, cette exigence intellectuelle en même temps que cette empathie infinie pour l'humanité et ses contradictions, c'est bien (celle) d'un Ours et d'un Chat-tigre.

Victorin Lurel, Président de la région Guadeloupe a estimé qu'Edouard Glissant était :
«Le grand penseur de la «créolisation», que les engagements de toute une vie auront conduit à être l'une des incarnations de l'intellectuel Total».

Serge Larcher, sénateur PS de Martinique:
"Un peu plus de deux ans après la disparition d'Aimé Césaire, la Martinique perd l'autre pièce maîtresse de l'histoire de la littérature de notre pays". Il "salue la mémoire de ce géant de la pensée qui savait parfaitement briser les cloisons entre les disciplines --tout à la fois philosophe, anthropologue, romancier, essayiste, poète et dramaturge--, de ce militant, de cet enseignant".
Pierrre Samot, le maire du Lamentin, seule commune dont un collège porte le nom l'écrivain disparu, salue "une grande plume à l'imaginaire flamboyant".

Martine Aubry, première secrétaire du PS, la disparition d’Edouard Glissant:
«Grande figure de la créolité et héraut du métissage» est «une perte immense pour la littérature française et notre pays tout entier». «Poète engagé à l’instar d’Aimé Césaire qu’il aimait et admirait par-delà leurs divergences, il restera à jamais parmi nous, non seulement pour la beauté de ses mots et la force de son verbe, mais tout autant pour ses odes à l’humanisme et à la diversité du genre humain, antidotes de tous les préjugés et les racismes.»

Dominique de Villepin (ancien Premier ministre 2005-2007) écrit:
"Nous perdons tous avec lui un citoyen de l'universel à la vision et au verbe prophétiques et un inventeur de langues et d'images enraciné dans les mots du pays natal, la Martinique. Il a œuvré avec acharnement, avec toute la révolte qui l'habitait, à la réconciliation d'un monde déchiré. A partir de l'expérience de son île et au moyen d'une culture prodigieuse capable de s'approprier le monde, Edouard Glissant s'est fait le passeur charnel d'un monde en archipel, dans lequel le métissage devenait la loi du changement et de la réparation."

Edouard Glissant fut l’un des écrivains francophones contemporains les plus importants. Bien connu dans les milieux universitaires américains, scandinaves, allemands et japonais, il était un orateur très apprécié. A chaque saison des prix Nobel, son nom fut cité en tant que possible lauréat. En 1992, Edouard Glissant avait figuré sur la liste des potentiels lauréats du prix Nobel de littérature (Derek Walcott en avait été le lauréat). Ses ouvrages sont étudiées, ses thèses débattues dans les milieux universitaires et intellectuels du monde entier. En 65 ans d’écriture il a publié 40 livres.

Le Prix Edouard Glissant

Le Prix Edouard Glissant récompense une œuvre littéraire animée par les valeurs poétiques et politiques de l’écrivain Edouard Glissant: la diversité culturelle, les relations Nord-Sud, la raison post-coloniale, le métissage et toutes les formes d’émancipation. Crée en 2002 à l’initiative de l’Université Paris Vincennes Saint-Denis avec le concours de l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), de la Maison de l’Amérique Latine et du Réseau France-Outremer (RFO), ce prix a récompensé en 2007 Boualem Sansal, écrivain algérien. Le prix octroie également à un (e) doctorant (e) de l'université Paris 8 une bourse pour soutenir une recherche dans un domaine correspondant à l'esprit du Prix Edouard Glissant.
Edouard Glissant, fut en novembre 2010 lauréat du 7e prix Fetkann, mémoire de l’esclavage, mémoire des pays du sud.

CONCLUSION

«Ci-gît Glissant. A-t-il vraiment cessé de trembler?»
Edouard Glissant imaginait ainsi en 2005 l'épitaphe qui pourrait être inscrite sur sa tombe. Cet écrivain au verbe bouillonnant, impétueux et lyrique a érigé la créolisation comme le nouvel idéal humain. Les Antilles symbolisent cette diversité culture où les langues et les cultures, issues du monde occidental, africain, asiatique, indien d’Amérique ont créé les conditions de l’éclosion d’un talent littéraire propre á son vécu.

Le Président Chirac avait confié à Edouard Glissant la présidence d'une mission en vue de la création d’un Centre national de mémoire et de recherche sur la traite négrière, l’esclavage et leurs abolitions. Il n’a pas encore vu le jour.

La Construction du Musée national de l’esclavage fut le vœu le plus cher de Glissant. Nous souhaitons vivement que l’état français exauce l’une de ses dernières volontés et immortalise son œuvre. Ses successeurs pourront ainsi perpétuer la tâche de ce grand écrivain qui a consacré sa vie à la recherche de la vérité historique sur l’esclavage et à la réconciliation avec le «Tout-Monde.»
L’inhumation d’Edouard Glissant aura lieu la semaine prochaine au Diamant (Martinique). Elle sera précédée d’une «veillée poétique». La ville de Paris lui rendra un hommage officiel ainsi que la communauté antillaise de France.

Avec Edouard Glissant, représentant incontesté de la «créolisation», défenseur du métissage culturel, c’est un grand intellectuel qui a cassé sa plume pour rejoindre au royaume des ombres ses frères et sœurs de cœur et d’esprit.

Nous nous inclinons devant ce digne fils des Antilles et présentons nos sincères à sa famille, à tous ceux qui l’ont connu et aimé.


Dr. Pierrette Herzberger-Fofana
Pierrette.Herzberger-Fofana@sz.uni-erlangen.de
Bibliographie d’Edouard Glissant
(40 ouvrages)+ un film tourné en 2008 avec Mantha Diawara en 2010 „Un
monde en relation „
• La Terre le feu l’eau et les vents. Une anthologie de la poésie du Tout-Monde. Paris:
Galaade Éditions, avril 2010. 352 pages,
• La terre magnétique : les errances de Rapa Nui, l'île de Pâques (avec Sylvie Séma). Paris: Seuil 2010
• Mémoires des esclavages (Avant-propos de Dominique de Villepin).Paris:Gallimard 2007.
• Quand les murs tombent. L'identité nationale hors-la-loi ? (avec Patrick Chamoiseau). Paris: Galaade, 2007.


Dr. Pierrette Herzberger-Fofana

Mardi 8 Février 2011 - 09:14



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