Insécurité: le Kenya pointe du doigt les réfugiés somaliens

Le ministre de la Sécurité Joseph Ole Lenku pointe du doigt les réfugiés somaliens comme source d'insécurité pour le pays. Depuis l'attentat contre le centre commercial de Westgate à Nairobi, les déclarations officielles appelant les réfugiés somaliens à rentrer chez eux se multiplient. Depuis plus de vingt ans, le Kenya accueille des réfugiés dont le nombre a atteint plus de 500.000 personnes ces dernières années.



Le centre commercial Wesgate, à Nairobi, avant l'attentat meurtrier du 21 septembre 2013. REUTERS/Thomas Mukoya
Le centre commercial Wesgate, à Nairobi, avant l'attentat meurtrier du 21 septembre 2013. REUTERS/Thomas Mukoya
Certains réfugiés ont abusé de notre hospitalité et planifié des attaques sur notre territoire depuis les camps, a déclaré Joseph Ole Lenku, le ministre kenyan de la Sécurité. Il y a un mois, juste après l'attentat de Westgate, plusieurs députés avaient appelé à la fermeture du camp de Dadaab qui accueille 500 000 réfugiés. Car selon eux, ce camp était utilisé comme base de recrutement et d'entraînement pour les shebabs. Des allégations que l'ambassadeur somalien au Kenya a démenties à plusieurs reprises.
 
Pour les organisations des droits de l'homme, notamment Amnesty International, la situation en Somalie n'est pas assez stable et les attaques contre les civils continuent d'être monnaie courante. Selon plusieurs sources, les liens entre le gouvernement kenyan et les autorités de Mogadiscio se sont nettement refroidis ces derniers temps.
 
Le ministre kenyan de la Sécurité a annoncé une purge dans le département de l'immigration, ainsi que dans d'autres services. Quinze officiers ont d'ores et déjà été relevés de leurs fonctions pour avoir autorisé la délivrance illégale de documents d'identité à des étrangers. Il a enfin promis un audit de toutes les cartes d'identité et les passeports accordés ces deux dernières années.
 
Début octobre, le gouvernement a lancé l'initiative « nyumba kumi », pour structurer et surveiller la population au plus petit niveau, « dix maisons », comme l'indique le nom en swahili. Si les pays de la région, Tanzanie, Rwanda fonctionnent sur cette base depuis longtemps, des observateurs craignent que cela n'encourage les dénonciations au sein de la population pour des motifs personnels.

Source : Rfi.fr
 

Dépéche

Samedi 26 Octobre 2013 - 11:08



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