Le 28 septembre 2009, 157 personnes ont été tuées et 109 femmes violées au stade de Conakry, selon le bilan dressé dans un rapport de la Commission internationale d’enquêtede l’ONU établit en décembre 2009. Au moins 109 femmes avaient été violées au stade ou dans les environs. Certaines avaient été emmenées de force dans des camps militaires ou des résidences privées pour être soumises à l’esclavage sexuel pendant plusieurs jours, selon ce même rapport. Près de cinq ans après, il n'y a pas eu de justice pour les victimes.
Aujourd’hui, en Guinée, la fièvre s’est emparée de tous ceux qui civils - ministres d’alors -, ou militaires - officiers supérieurs de l’armée - ont été, à un moment ou à un autre, au camp Alpha Yaya Diallo, autour du chef de l’ex-junte Moussa Dadis Camara, le jour du massacre.
Sékouba Konaté évoque un « devoir de mémoire »

Sékouba Konaté, lui, n’a fait « qu’apporter sa contribution à la CPI pour la manifestation de la vérité qui tarde à voir le jour, bientôt cinq ans après les tueries », dit l’un de ses proches. A Conakry, on ignore encore le nombre de personnes, civiles et militaires, présumées coupables et figurant sur cette liste fatidique. On ne connaît pas non plus leur rang social, même si au moins dix hauts responsables d’alors ont été inculpés par la justice guinéenne, dont l'ancien bras armés de la junte du capitaine Moussa Dadis Camara, Claude Pivi.
Aujourd’hui, la question qui est sur toutes les lèvres en Guinée est de savoir pourquoi ces révélations arrivent maintenant, près de cinq ans après les faits. Sékouba Konaté répond qu’il s’agit d’un « devoir de mémoire, pour avoir présidé pendant une année aux destinées de la Guinée ». Le général Konaté promet de faire d’autres révélations sur le déroulement de la transition dans un avenir proche.
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