Investir dans le commerce africain pour notre avenir commun, décrètent les Etats-Unis



Investir dans le commerce africain pour notre avenir commun, décrètent les Etats-Unis
L’Ambassade des Etats-Unis est formel: « l’augmentation du commerce régional et international est l’un des moteurs de l’extraordinaire taux de croissance moyen annuel du PIB africain, qui s’est élevé à 5,1 % sur la dernière décennie. Le président Obama et son gouvernement se sont engagés à rendre cette croissance durable et à l’accélérer par le biais d’une stratégie d’ensemble visant à réaliser le potentiel d’un renouvellement de la loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (AGOA) ».
 
Cette stratégie comprend les éléments clés suivants :
  • Renouvellement et actualisation de l’AGOA afin d’accroître les perspectives de l’Afrique en matière d’accès aux marchés ;
  • Etablissement de synergies par alignement de l’assistance ;
  • Amélioration des infrastructures afin d’accroître la compétitivité ;
  • Consolider le renforcement des capacités commerciales, la production de valeur ajoutée et les chaînes logistiques pour améliorer l’usage de l’AGOA ;
  • Création de nouveaux marchés pour l’Afrique.
Poursuit le communiqué, «depuis quatorze ans, l’accès au marché américain en franchise de douane, en vertu de l’AGOA, contribue au succès économique de l’Afrique et les exportations en provenance d’Afrique subsaharienne vers les Etats-Unis ont plus que doublé tandis que les exportations de produits hors pétrole et minéraux ont quadruplé. L’application des critères d’admissibilité à l’AGOA ainsi que l’engagement avec des gouvernements africains aux termes de l’initiative présidentielle Trade Africa sont venus renforcer des actions plus générales des Etats-Unis et de l’Afrique visant à promouvoir la bonne gouvernance et à améliorer le cadre économique d’un certain nombre de pays, ce qui contribue à en faire une destination plus attractive pour les investissements. Afin de pleinement réaliser la promesse de l’AGOA, le gouvernement se propose de renouveler et d’améliorer l’AGOA, de s’engager davantage en matière de facilitation des échanges et de l’investissement et de continuer d’étendre sa large gamme d’assistance au renforcement des capacités commerciales ».


Du coup, le renouvellement et actualisation de l’AGOA afin d’accroître les perspectives de l’Afrique en matière d’accès aux marchés, s’imposent.  Le gouvernement s’engage à œuvrer avec le Congrès pour renouveler et actualiser l’AGOA afin d’accroître les perspectives de l’Afrique en matière d’accès aux marchés, d’encourager les investissements américains sur le continent et de soutenir une croissance large et les échanges bilatéraux. Autoriser la prorogation à long terme de l’AGOA, y compris les dispositions sur les tissus fabriqués dans des pays tiers. Une prorogation à long terme de l’AGOA garantira une plus grande certitude au climat des investissements, contribuera à encourager ce type d’investissement et permettra aux bénéficiaires africains moins avancés de poursuivre le développement de leurs capacités à commercer et à tirer profit des préférences de l’AGOA.


Accroître la couverture de l’AGOA en termes de produits. L’AGOA prévoit déjà l’accès en franchise de douane à 97,5% des lignes tarifaires pour pratiquement tous les bénéficiaires de l’AGOA. Il reste cependant 316 lignes tarifaires, pour la plupart des produits agricoles, qui sont actuellement exclues. Si ces produits sont historiquement sensibles en termes d’importation, il importe d’examiner la possibilité d’en inclure désormais certains dans l’AGOA », indique par ailleurs le communiqué qui précise qu’ «Améliorer les règles de l’origine. L’AGOA figure parmi les accords commerciaux américains les plus souples en matière de règles d’origine. Toutefois, dans un souci d’actualisation des règles, le gouvernement étudie les moyens d’accroître encore la souplesse, d’encourager l’intégration régionale et le développement de chaînes de valeur régionales et d’augmenter les incitations aux échanges entre les Etats-Unis et l’Afrique.


Actualiser les critères d’admissibilité et les processus de révision. Les critères d’admissibilité à l’AGOA et les processus de révision n’ont pas été actualisés depuis l’entrée en vigueur de la loi, malgré les changements intervenus dans les pratiques commerciales en Afrique et dans le monde au cours des quatorze dernières années. Le gouvernement étudie les moyens d’actualiser les critères pour répondre aux défis d’aujourd’hui et améliorer l’efficacité des mécanismes de révision ».


Etablissement de synergies par alignement de l’assistance
« Le président Obama a signé un mémorandum présidentiel chargeant les agences de recommander des stratégies visant à coordonner leurs activités de renforcement des capacités en matière d’échanges commerciaux et d’investissement, à la fois au sein du gouvernement et avec un certain nombre de partenaires : gouvernements africains, secteur privé, communautés économiques régionales et partenaires internationaux tels que la Banque africaine de développement. Le Groupe de pilotage étudiera différentes options, entre autres le soutien des efforts africains visant à développer des stratégies d’exportation AGOA propres à certains pays ou à certaines régions, l’élaboration de conventions définissant les stratégies complémentaires et investissements à effectuer par les pays de l’AGOA, et la constitution de partenariats avec des entreprises ou organisations commerciales pour développer des initiatives d’approvisionnement du secteur privé ».


Amélioration des infrastructures afin d’accroître la compétitivité
Les Etats-Unis vont associer l’AGOA à « un maillage d’initiatives tendant à éliminer les contraintes liées à l’infrastructure, pointées par un certain nombre d’études récentes comme un obstacle majeur au développement des échanges commerciaux en Afrique et à l’amélioration de la compétitivité. Résoudre les contraintes liées à l’infrastructure lourde. L’inadéquation des infrastructures, notamment dans les secteurs de l’énergie et du transport, freine la capacité des entreprises africaines à prendre une part plus importante aux échanges régionaux et internationaux et entrave l’investissement international en Afrique.


  • En juin 2013, le président Obama a lancé Power Africa, une initiative novatrice gérée par le secteur privé dont l’objectif est de doubler l’électrification en Afrique subsaharienne en s’attaquant aux principaux obstacles au développement du secteur de l’énergie. Power Africa vise à augmenter la capacité de production électrique de plus de 10 000 mégawatts dans six pays africains lors de la première phase, ce qui permettra de faire entrer l’électricité dans plus de 20 millions supplémentaires de foyers et de structures commerciales.
  • L’initiative U.S.-Africa Clean Energy Finance (ACEF) a pour objet principal le soutien au déploiement d’énergies renouvelables et d’infrastructures afférentes, complément clé aux sources d’énergie plus traditionnelles en Afrique. L’ACEF aligne l’expertise en matière de planification de projets de l'Agence des Etats-Unis pour le commerce et le développement (USTDA) avec les outils de financement et de réduction des risques de l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC) afin de soutenir les investissements du secteur privé et d’accroître l’aide aux entreprises et exportations américaines dans le secteur de l’énergie propre en Afrique subsaharienne. La première phase du projet est en cours et veut réunir plus de 1 milliard de dollars d’investissements en projets dans toute l’Afrique.
  • L'Agence des Etats-Unis pour le commerce et le développement (USTDA) utilise ses outils de planification de projet et de renforcement des partenariats, notamment les études de faisabilité, l’assistance technique et les missions commerciales inversées, pour concevoir des infrastructures d’énergie, de transport et de télécommunications susceptibles d’augmenter les capacités d’échanges et de réduire le coût des activités commerciales.
  • La Millenium Challenge Corporation (MCC) a fourni plus de 3 milliards de dollars destinés à des contrats d’assistance aux échanges, essentiellement par le biais d’infrastructures telles que routes, ports et aéroports, mais aussi à améliorer la productivité des industries tournées vers l’exportation, dont l’agriculture, qui profitent aux petites et moyennes entreprises. Dans un deuxième temps, la MCC va intensifier son analyse de la compétitivité commerciale, y compris celle des lignes de produits de l’AGOA, pour les bénéficiaires de l’AGOA. La MCC étudiera également les perspectives d’intégration régionale pouvant faciliter les échanges et régler la question des barrières commerciales par des réformes politiques et institutionnelles.
  • Grâce à son engagement auprès de TradeMark East Africa (TMEA), l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) traite la question des infrastructures portuaires dans les grands ports de Mombasa, au Kenya, et de Dar es-Salaam, en Tanzanie. Les Etats-Unis souhaitent renforcer cette action, notamment en améliorant les échanges et le transport le long du couloir nord et du couloir central.
  • Les Etats-Unis se proposent de tirer profit de leurs liens avec les banques multilatérales de développement, tout particulièrement la Banque africaine de développement et la Banque mondiale, ainsi qu’avec d’autres pays donateurs, afin de les inciter à investir des fonds supplémentaires dans les infrastructures, par le biais notamment de projets régionaux, pour aider les pays africains à améliorer leur compétitivité et accroître l’utilisation de l’AGOA.
Améliorer les infrastructures légères. Le manque d’efficacité et la corruption frontalière figurent parmi les plus gros obstacles au commerce en Afrique. Ces problèmes pèsent particulièrement sur les pays enclavés.

  • Les Etats-Unis fourniront une assistance aux réformes prévues par le récent Accord sur la facilitation des échanges de l’Organisation mondiale du commerce pour diminuer le coût de l’activité commerciale en Afrique. Ces réformes augmenteront l’efficacité douanière et faciliteront l’accès à de nouveaux marchés d’exportation grâce à des mesures comme la transparence des pratiques douanières, la publication en ligne des informations douanières, la réduction des documents requis et le traitement avant arrivée des documents. Ces procédures se traduiront par une réduction des délais aux frontières pour les négociants, une diminution de la corruption et une augmentation des débouchés.
  • Par le biais de TMEA, les Etats-Unis continueront à soutenir les actions visant à limiter les délais de transit le long des couloirs de transport de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), y compris par le passage des pays aux plates-formes électroniques et, pour finir, aux systèmes de guichet unique ainsi que par l’instauration de postes frontières à arrêt unique où l’ensemble des formalités (entrée-sortie) est accompli en un seul point.
  • Par le biais de l’USAID, les Etats-Unis continueront à soutenir le passage des pays africains à des plates-formes douanières régionales communes et informatisées comme la plate-forme RADDex 2.0 (Revenue Authority Digital Data Exchange – Echange de données numériques des administrations des recettes fiscales) de la CAE. L’USAID continuera également à soutenir les efforts des partenaires du secteur public et privé africain visant à mettre en lumière et à traiter les obstacles au transport et au commerce. Dans ce cadre, l’assistance à l’alliance Borderless en Afrique de l’Ouest sera poursuivie.
  • Par le biais de l’USAID et du département des Transports, les Etats-Unis vont fournir une assistance technique pour la mise à niveau et l’harmonisation des réglementations et des normes dans le secteur des transports, ce qui facilitera les flux de marchandises, renforcera la sécurité et incitera à une utilisation plus rationnelle des ressources des transports ».
Consolider le renforcement des capacités commerciales, la production de valeur ajoutée et les chaînes logistiques pour améliorer l’usage de l’AGOA
Dans de nombreux cas, les producteurs africains ont des difficultés à exporter vers les Etats-Unis au titre de l’AGOA parce qu’ils ne répondent pas aux exigences sanitaires et phytosanitaires (SPS) des Etats-Unis ou aux normes de qualité et de marketing ou qu’ils manquent d’autres compétences techniques. Les Etats-Unis vont proposer une gamme d’assistance au renforcement des capacités commerciales pour régler ces contraintes et pour cibler des chaînes logistiques prioritaires pour l’exportation.


Renforcement des capacités à répondre aux mesures SPS. Par l’intermédiaire de l’USAID et du département de l’Agriculture, les Etats-Unis aident les gouvernements africains à se doter des capacités institutionnelles nécessaires pour utiliser des dispositifs scientifiques de santé animale et végétale et de sécurité des aliments, en harmonie avec les normes internationales. Les Etats-Unis lancent un nouveau programme quinquennal sur la politique et les réglementations SPS pour soutenir les communautés économiques régionales et l’année de l’agriculture de l’Union africaine. Ce programme permettra d’accroître les capacités en laboratoire, de mettre en place des contrôles de l’aflatoxine et d’améliorer les réglementations et structures normatives en Afrique subsaharienne, de concert avec les programmes des initiatives Feed the Future (Initiative alimentaire pour l’avenir) et Trade Africa ainsi qu’avec la campagne Faire des affaires en Afrique.


Renforcement des capacités à répondre aux normes de qualité et de marketing. Les Etats-Unis se proposent d’étendre leur initiative Alliance des standards, partenariat public-privé entre l’USAID et l’American National Standards Institute, afin d’aider les producteurs africains à obéir aux exigences américaines en matière de normes de qualité et de marketing. Les travaux ont déjà commencé avec la CAE, sous l’égide de Trade Africa, et avec la Communauté de développement d’Afrique australe. L’USTDA s’associera également avec la National Electrical Manufacturers Association pour le Programme Etats-Unis-Afrique de coopération sur les normes dans le secteur énergétique. Cette série d’ateliers techniques vise à créer les conditions d’un engagement approfondi entre le secteur public et privé aux Etats-Unis et les pays d’Afrique subsaharienne afin d’accroître la coopération sur les normes et les réglementations pour les infrastructures énergétiques réseau et hors réseau.


Investir dans le renforcement des compétences. Les Etats-Unis vont mobiliser des projets comme l’Initiative sur les jeunes leaders africains (YALI), le Programme pour l’entrepreneuriat féminin en Afrique, l’Education supérieure pour le développement ainsi que les programmes de bourse Cochran et Borlaug du département de l’Agriculture, de même que l’expertise d’organismes gouvernementaux comme la Small Business Administration, pour donner des formations ciblées conçues pour accroître les compétences commerciales des chefs d’entreprise africains et augmenter la productivité dans les secteurs clés, y compris par la formation à distance.


Développer les politiques favorisant la croissance économique. Grâce à des processus bilatéraux et à sa collaboration avec les institutions financières internationales, les Etats-Unis vont amplifier les actions destinées à promouvoir les politiques intérieures favorisant la croissance économique. Les réformes incitant à la transparence, à la gestion publique des finances, à l’équité des marchés publics et les efforts de renforcement du cadre réglementaire aideront les pays africains à améliorer la prévisibilité des investissements intérieurs et étrangers et leurs capacités aux échanges.


Créer de nouveaux marchés pour l’Afrique
Promouvoir l’intégration régionale. Pour améliorer la compétitivité de l’Afrique et accroître l’approvisionnement en provenance de l’Afrique, il est essentiel d’approfondir l’intégration régionale. Les Etats-Unis s’efforcent de promouvoir l’intégration régionale au moyen d’un certain nombre de directives et de programmes. Ainsi, par l’intermédiaire du département du Trésor, ils coopèrent avec la CAE pour la mise en place d’un système de paiement intégré qui facilitera les mouvements transfrontaliers de marchandises, de services et de capitaux. En outre, dans le cadre de Trade Africa, les Etats-Unis étudient un accord d’investissement régional avec la CAE. Cet accord favorisera des pratiques communes et un meilleur climat pour les investissements au sein de toute la zone de la CAE. A mesure de l’avancement des travaux de Trade Africa, initialement centrés sur la CAE, le projet sera progressivement étendu à l’Afrique subsaharienne.


Transformer les centres de commerce existants en centres de commerce et d'investissement entre les Etats-Unis et l’Afrique. Les Etats-Unis vont effectuer une montée en puissance des actuels centres de commerce africains qui deviendront des centres de commerce et d'investissement entre les Etats-Unis et l’Afrique, mieux à même de soutenir les exportations africaines vers les Etats-Unis et de créer de nouveaux débouchés pour les investissements américains et les exportations américaines en Afrique.


Accroître la présence commerciale du gouvernement américain en Afrique. Le département du Commerce double sa présence en Afrique tandis que l’USTDA et l’OPIC dépêchent sur place du personnel supplémentaire afin de faciliter l’augmentation des échanges et des investissements avec l’Afrique.
Amener le Sommet mondial de l’entrepreneuriat en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne. Le Sommet mondial de l’entrepreneuriat est une tribune privilégiée qui permet aux chefs d’entreprises de faire connaître leurs activités, de nouer de nouvelles relations professionnelles et de s’informer des dernières nouveautés dans leur domaine. Il se tiendra au Maroc en novembre. Un pays d’Afrique subsaharienne accueillera cette manifestation pour la première fois en 2015.
Ambassade des Etats-Unis de Dakar


Jeudi 7 Août 2014 - 17:35



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter