Israël investit en Casamance dans l’agro-industrie, le solaire et la chimie.

Tel-Aviv annonce trois projets au Sénégal dans l’agro-industrie, le solaire et la chimie.



Casamance
Casamance
L’ambassadeur israélien à Dakar vient d’annoncer un investissement de 6,5 milliards FCFA, 10 millions d’euros, de son pays au Sénégal dans un complexe agro-industriel à Koubalan, en Casamance. Le projet comprend des cultures fruitières et maraîchères sous serre, une laiterie, des bassins de rétention, la pisciculture, le bitumage de routes, etc. Il sera jumelé à une université catholique qui recevra environ 3000 étudiants en provenance de 16 pays de la région. Les revenus attendus sont de 13,74 millions d’euros et le nombre d’emplois générés de 600.

Le Sénégal apprécie particulièrement le projet du fait de son implantation en Casamance, la région sud du pays, en proie à une rébellion armée depuis 1982 pour cause d’insuffisance d’investissements par le pouvoir central. L’utilisation des techniques de pointe israéliennes en matière d’irrigation, le goutte-à-goutte, ravit également les autorités.

Un second investissement, dans le solaire cette fois, est prévu près de Thiès, à quelque 70 km de Dakar. L’entreprise israélienne Millenium Solar va construire une centrale de 50 mégawatts. Le Sénégal, confronté à un déficit énergétique qui lui a valu des manifestations de rue de populations excédées par les coupures d’électricité, apprécie à sa juste valeur cet appui de Tel-Aviv. Le troisième investissement annoncé est une usine de fabrication d’engrais qui visera le marché régional avec la mise en valeur des phosphates, dont le Sénégal est un grand producteur.

Ces projets vont augmenter sensiblement le volume des échanges entre les deux pays, chiffrés à 10 millions de dollars par an. La présence israélienne sera plus significative, sans atteindre toutefois les volumes en Afrique du Sud ou encore au Nigéria. Les relations de Tel-Aviv avec Pretoria datent de l’apartheid. Les relations étaient alors très étroites. C’est Israël qui aurait permis au régime blanc d’acquérir la technologie nucléaire. A la fin de l’apartheid, les relations se sont refroidies quelque peu avant de repartir de plus belle.

Au Nigeria, la seule Israel-Nigeria Cooperative Company annonce des investissements de 100 millions de dollars dans l’économie nigériane d’ici à fin 2009.

Le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone vont égalent recevoir des investissements de l’opérateur israélien de téléphonie cellulaire Celcom, qui a bénéficié à cette fin de 20 millions de dollars d’Emerging Capital Partners.

Israël, rejeté par la quasi-totalité des pays subsahariens à cause du conflit avec l’Egypte en 1967, est bien de retour. Après la réouverture d’ambassades, les investissements suivent.

Source : Les afriques.com

Les afriques.com

Mardi 16 Décembre 2008 - 18:24



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