L’AFFAIRE AIDA MBODJ: LE SILENCE AHURISSANT DES POPULATIONS BAMBEYOISES.



«Le silence des peuples est la leçon des rois» disait Jean-Baptiste de Beauvais.                                               Depuis ces derniers jours, l’actualité politique nationale est marquée par la destitution d’Aida Mbodj à la tête du conseil départemental de Bambey qu’elle a gagné aux élections locales de 2014, pour cumul de fonctions.

Paradoxalement, les populations du département ne se sentent pas concernées par la destitution de la Présidente du conseil départemental qu’ils ont mis sur un piédestal. Allez à Bambey, vous verrez que l’affaire Aida Mbodj qui défraye la chronique, reste un non-évènement. Même si la concernée parle de décision politicienne, une volonté manifeste du pouvoir de la combattre, elle ne bénéficie pas du soutien des bambeyois dans cette « reconquête » du département  dont elle se proclame le leader politique naturel.      
                                                                                                                                                                             
L’ex présidente du conseil départemental de Bambey est victime de sa propre cabale et ça les populations le savent. Les élections locales de 2014, marquée par l’entrée en vigueur de l’acte 3 de la décentralisation, ouvre la course au conseil départemental. Face à cette situation, la coordonnatrice départementale du PDS, joue double jeu en inscrivant son nom à la fois sur les listes départementale et municipale. Cette stratégie réussie, lui a valu son écrasante victoire sur la  coalition Benno Bok Yakar qui n’est que l’ombre d’elle-même à Bambey avec ses leaders impopulaires Mor Ngom, Pape Diouf, Pape Mbodj etc.
 
Au lendemain de son large triomphe, Aida Mbodj confirme son choix pour la présidence du conseil départemental et sert sur un plateau d’argent la mairie à l’une de ses marionnettes en l’occurrence monsieur Gana Mbaye, un homme méconnu et impopulaire aux yeux de la commune. Les populations de la commune ne pouvant pas digérer cette pilule amère, entament le divorce avec l’ancienne ministre de la femme sous le régime du président Abdoulaye Wade. 
 
Les peuples reprendront progressivement leur pouvoir aux leaders qui tergiversent ou qui servent d’autres intérêts, les citoyens  bambeyois s’inscrivent dans cette logique.                                                      


Les leaders politiques du Baol sont carentiels, leur manque de vison et leur incompétence ont installé les populations dans une précarité sans équivoque.                                                                                         Ce silence fourbe sur cette affaire Aida Mbodj traduit le harassement qu’ont les populations de l’hypocrisie et l’hyper narcissisme des politiques dans le cadre général.
Hélas, dans ce berceau politique du Baol, les gouvernants sont des comédiens, ils s’attribuent des vertus et des opinions qui ne sont pas les leurs. Ils déguisent leur nature et leur sentiment, ils faussent gravement les rapports humains jusqu’à les rendre totalement illisibles : ils sont des hypocrites.                                                                    
 
De plus par leur impudence et leur toupet incroyable, ils font voir noir et rire jaune. Les politiciens bambeyois sont perchés et regardent la localité du haut de leur Olympe, se permettant de prendre toutes les libertés. Ils sont convaincus de leur mérite et de leur supériorité, à quoi ils associent la conviction qu’ils n’ont pas à suivre les mêmes règles et contraintes que nous autres bambeyois : ils sont des narcissiques.

L’heure est grave, les populations ont marre de la politique politicienne qui sévit à Bambey depuis les années 1960. Elles sont conscientes que personne d’autre ne pourrait jamais promouvoir et réussir le développement véritable et durable de leur localité sans eux. C’est dans ce contexte que la quête de politiciens jeunes et ambitieux est ouverte. Des jeunes qui incarnent la quintessence des valeurs du Baol que sont l’honneur, la foi, le sens de la responsabilité, la détermination, le refus de la domination, la persévérance et la pugnacité dans le travail. Des jeunes perspicaces pouvant alléger les souffrances des populations et dans le même sillage inscrire la localité dans la dynamique de l’émergence.            

Ben Oumar Thiam                                                                                                    
                                                                                                                                                                                                                                                                            


Jeudi 5 Mai 2016 - 17:31




1.Posté par modou ndiaye le 05/05/2016 23:33
Analyse pertinente M. Thiam

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